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Fin de la visite officielle du président turc M. Recep Tayyip Erdogan en algerie : Une nouvelle forme de partenariat stratégique

Publié par Saïd Ben le 20-11-2014, 19h30 | 63
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Erdogan appelle au développement des investissements turcs en Algérie

Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a quitté hier Alger au terme d'une visite officielle de deux jours à l'invitation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

M. Erdogan a été salué à son départ de l'aéroport international Houari-Boumediene, par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP).

Il a été également salué par des membres du gouvernement. Le président turc s'est, notamment, entretenu avec le chef de l'Etat, Abdelaziz Bouteflika et le Premier ministre, M. Sellal.

Cette visite a été marquée, également, par la tenue d'un Forum économique des hommes d'affaires algéro-turc en présence du président Erdogan et de Abdelmalek Sellal et la siganture d'une convention portant prolongation du contrat de livraison de gaz naturel liquéfié (GNL) algérien à la Turquie pour dix années supplémentaires avec augmentation de 50 % du volume. Il s'agit de la première visite officielle bilatérale de M. Erdogan à l'étranger en sa qualité de président de la République de Turquie.

Cette visite s'inscrit dans le cadre du renforcement continu des relations entre les deux pays, liés par un Traité d'amitié et de coopération, signé en 2006.

Le président turc, M. Recep Tayyip Erdogan, a affirmé mercredi soir à Alger que son pays voulait hisser ses investissements en Algérie à de meilleurs niveaux souhaitant intensifier la participation des entreprises turques dans les projets d'infrastructures.

Présidant la clôture du Forum d'affaires algéro-turc aux côtés du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, M. Erdogan a déclaré que les relations dans le domaine des investissements entre l'Algérie et la Turquie «sont bonnes mais nous voulons les hisser à de meilleurs niveaux» rappelant dans ce cadre les projets d'investissements turcs en Algérie estimés jusqu'à présent à 2 milliards de dollars. Il a cité à ce propos le projet de l'entreprise turque de sidérurgie Tosyali.

«Nous souhaitons que les sociétés turques d'entrepreneuriat puissent intensifier leur participation en matière d'infrastructures». «L'Algérie s'apprête à engager de grands projets d'infrastructures et nous voulons contribuer à ces projets», a-t-il ajouté.

Le président turc a affirmé dans ce contexte que son pays était prêt a faire profiter à l'Algérie son expérience en matière de réalisation de logements soulignant que la Turquie avait construit près de 600.000 logements pour ses compatriotes durant les 12 dernières années.

Par ailleurs, M. Erdogan a appelé au renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays pour passer de 4,5 milliards de dollars actuellement à 10 milliards de dollars dans les plus brefs délais et ce en levant tous les obstacles entravant le commerce.

«Il y a 12 années de cela, le volume des échanges commerciaux n'atteignait pas un milliard de dollars, en 2013 il a atteint 4,5 milliards de dollars, mais cela reste insuffisant. Avec davantage d'efforts et en levant les obstacles, nous sommes en mesure d'atteindre les 10 milliards de dollars dans les plus brefs délais», a-t-il poursuivi.

Evoquant la signature mercredi de la convention portant prolongation du contrat de livraison de gaz naturel liquéfié (GNL) algérien à la Turquie pour dix années supplémentaires avec augmentation de 50 % du volume, M. Erdogan a estimé que «cette décision était judicieuses pour les deux pays». L'Algérie est le quatrième fournisseur de la Turquie en gaz naturel, selon Erdogan.

Pour sa part, le ministre turc de l'Economie, Nihat Zeybekçi a déclaré que la «Turquie avait besoin d'amis en Afrique comme le pays frère l'Algérie (...) nous devons passer à une autre dimension dans nos relations». «L'Algérie et la Turquie peuvent réaliser ensemble de grands projets en Afrique», a-t-il affirmé.

Le forum a été marqué par la présence du Conseil turc des relations économiques internationales qui compte toutes les entreprises du secteur privé dans ce pays.

Cette rencontre économique se tient dans le cadre de la visite officielle de deux jours en Algérie du président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, à l'invitation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

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