Devant la complexité de la tache pour créer sa propre entreprise, notamment pour les jeunes étudiants diplômés, la Faculté des sciences économiques et de gestion de l'université Ferhat Abbas Sétif 1, a organisé, mercredi dernier, en collaboration avec la direction du développement industriel et des agences de l'investissement, une journée d'étude et d'information à leur attention, en présence des directeurs et représentants des institutions concernées par le sujet, des cadres spécialistes dans le domaine, des chefs des agences chargées du dispositif de l'emploi des jeunes, etc.
Selon M. Salah Salhi, doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion, l'objectif de cette rencontre, dont l'ouverture a été faite par le Pr. Abdelmadjid Djenane, recteur de l'université Ferhat Abbas Sétif 1, «est de donner l'occasion à l'étudiant pour le sensibiliser d'être l'initiateur, le créateur et le maitre de l'idée pour la création d'un projet afin de le réaliser le terrain».
«L'essentiel de cette journée, indiquera-t-il, je dirai même le plus important, est de sortir avec la création d'une maison de l'entrepreneuriat.
Cette maison aidera les étudiants qui sortiront avec une licence, un master ou un doctorat, pour pouvoir aboutir et mettre en pratique leur projet, leurs idées, leurs créations, sur le terrain, en collaboration et l'accord des agences compétentes présentes aujourd'hui, afin de rendre et transformer le diplômé, l'initiateur du projet, comme le créateur de son entreprise. Il deviendra de ce fait créateur d'emploi, employeur et non plus attendre pour devenir simple employé.»
A la question de savoir s'il trouvera l'aide nécessaire pour arriver à créer sa propre entreprise, M. Salhi nous rétorque : «Il trouvera de l'aide déjà au niveau de la faculté, au niveau aussi des institutions et des directions qui collaborent avec nous.
A l'occasion, nous avons souhaité organiser des formations qui s'adaptent avec les besoins et les demandes réelles de l'environnement pour nos étudiants et étudiantes».
«C'est ainsi que nous comptons passer, souligne-t-il, une série d'accords avec les directions ayant un rapport avec notre faculté, afin de créer un master professionnel dans la spécialité des impôts et des douanes, dans le domaine de la santé, un autre dans les technologies de l'information et de la communication etc.».
«Ce que nous attendons de cette journée, poursuit-il, c'est que les étudiants, une fois diplômés, savent qu'ils ont la possibilité de mettre en pratique leurs idées afin de réaliser leurs projets. Qu'ils sachent aussi qu'ils trouveront une maison de l'entreprise ouverte au niveau de la faculté pour pouvoir les aider et les accompagner jusqu'à la création de leur affaire».
«Nous venons juste, après la cérémonie d'ouverture, comme vous l'avez constaté, de signer un protocole d'accord avec le directeur des impôts de la wilaya de Sétif pour la création d'un master professionnel dans la comptabilité et les impôts.
Ce partenariat permettra d'arrêter un programme en commun pour l'encadrement, assurer une formation complémentaire aux cadres des impôts avec l'aide de nos diplômés pour décrocher le master selon les dernières instructions et la réglementation en vigueur, établies par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
C'est surtout créer une certaine collaboration entre l'université, la faculté et l'ensemble de l'environnement pour enlever les obstacles, et faire tomber les murs entre nous tous, pour l'intérêt de la nation et du pays».
Interrogé sur cette journée très bénéfique à plus d'une titre pour les jeunes diplômés, le Pr Abdelmadjid Djenane, le recteur de l'Université Ferhat-Abbas Sétif 1, fraichement installé depuis le 13 novembre dernier, qui présidait le Conseil scientifique au niveau de la Faculté des sciences économiques et de gestion de cette institution, nous déclare : «Il n'est pas possible à l'université où aux entreprises d'agir en solo, seules chacun de son coté, et en toute indépendance.
Il est venu le moment où avec les défis qui nous attendent et ceux d'aujourd'hui, nécessitent la coordination des efforts, mais aussi de construire, de réfléchir tous ensemble à la façon dont on peut régler les problèmes de développement».
«L'université, poursuit-il, qui ne se penche pas, ne regarde pas et qui ne participe pas aux problèmes qui se posent au monde économique, n'est pas une université performante et efficace. Les entreprises qui veulent se développer sans tenir compte des connaissances accumulées au niveau de l'université sont vouées à l'échec. Inévitablement, nous devons tous ensemble travaillé et collaborer pour l'intérêt de notre économie et notre pays».
Gagner la bataille du développement
A la question de savoir quelles étaient les relations entre l'université Sétif 1 et les entreprises industrielles, le recteur dira : «Nous sommes en train de les construire. Nous avons tout d'abord des relations à travers nos étudiants qui vont dans beaucoup d'entreprises.
Nous avons déjà pensé par le passé de mener une réflexion pour aborder ensemble les questions de développement. C'est une initiative qui n'a pas abouti, mais nous sommes en train de la relancer.
Cette fois-ci, nous voulons créer une cellule composée de chercheurs avérés comme je le disais devant les étudiants, mais aussi de chefs d'entreprises dynamiques pour réfléchir tous ensemble, pour, non seulement créer de nouvelles entreprises, mais aussi pour résoudre les grands problèmes qui se posent au développement en général et à la wilaya en particulier».
Que souhaitez-vous à l'avenir ? «Il faudrait que les PME/PMI s'ouvrent sur l'université, c'est déjà accepter nos étudiants qui une fois leur diplôme en poche doivent s'inspirer de la pratique pour savoir ce qui se passe réellement dans l'entreprise.
Il faudrait d'abord que ces dernières, pas toutes, parce que certaines le font déjà, ne s'ouvrent pour accueillir des étudiants pour leur stage et même nos chercheurs. C'est pour notre pays, que ce soit du côté de l'université ou des entreprises, le souci est le même, il s'agit de gagner la bataille du développement.
On doit le faire tous ensemble».
Lors de cette rencontre à laquelle ont pris part un très nombre d'étudiants et d'étudiantes où l'amphithéâtre s'est avéré trop exigu, plein à craquer, plusieurs responsables de divers horizons ayant un lien avec cette journée d'information se sont relayés pour expliquer toutes les modalités.
Ces interventions ont porté sur le développement industriel et les investissements, sur la culture entrepreneuriale et la création d'entreprise : problèmes et solutions, l'aide financière de la part de l'Ansej, le rôle de la caisse de garantit pour l'aide des entreprises, les perspectives de l'emploi dans la wilaya de Sétif, le rôle de l'Angem et de l'Andi, le rôle de la mise à niveau des petites et moyennes entreprises, etc.