Le vice-président américain Joe Biden est arrivé vendredi à Istanbul pour une visite de trois jours destinée à persuader le gouvernement turc de s'investir davantage dans la coalition internationale engagée contre les insurgés en Syrie.
Sur fond de tensions bilatérales, M. Biden devait dîner en soirée avec le Premier ministre Ahmet Davutoglu, prononcer samedi matin deux discours puis déjeuner avec le président Recep Tayyip Erdogan, avant de quitter Istanbul dimanche.
La Turquie refuse catégoriquement de venir militairement en aide aux forces kurdes qui défendent depuis deux mois la ville syrienne kurde de Kobané, assiégée par les insurgés du groupe autoproclamé "Etat islamique" (Daech).
Son gouvernement considère le principal parti kurde de Syrie comme un mouvement "terroriste" et redoute qu'un soutien militaire à sa milice armée ne profite aux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mènent depuis 1984 la rébellion contre Ankara.
La Turquie a toutefois autorisé le passage vers Kobané, via son territoire, de 150 combattants peshmergas venus de la province autonome kurde d'Irak, avec laquelle il entretient de bonnes relations.