Le prix du médicament est un outil majeur de viabilité, pérennité et développement futur d’une filière de production pharmaceutique puissante et durable, a indiqué, mardi à Alger, le président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie UNOP, le Dr Abdelouahab Kerrar.
« Le système de prix en vigueur a, jusque-là, démontré sa fiabilité et sa solidité car il a aidé à la promotion de capacités de production nationales en mesure de répondre de mieux en mieux aux besoins du marché national et de renforcer la production nationale de médicaments», a précisé le Dr Kerrar , lors d’un séminaire sur le médicament, organisé par l’UNOP.
A la différence de nombreux autres secteurs de l’économie nationale, l’Etat intervient fortement dans la formation du prix de chaque médicament mis sur le marché, permettant, globalement d’encourager l’investissement et d’éviter les tensions inflationnistes, a-t-il ajouté. Il s’agit également, selon lui, de garantir un accès élargi aux soins au bénéfice de très larges couches de la population et jusqu’aux régions les plus reculées du pays.
Par ailleurs, l’Algérie étant l’un des rares pays en développement à avoir créée couverture sociale étendue et efficace et le système de prix en vigueur, est tenu également de veiller à la protection des équilibres des caisses de sécurité sociale, a-t-il ajouté.
De son côté, le membre du bureau exécutif de l’UNOP, Dr Aït Saïd Malik, a relevé l’émergence de nouveaux et nombreux producteurs nationaux lesquels, dans un secteur technologique complexe, ont permis de mettre sur le marché des quantités croissantes de produits nouveaux.
La commercialisation de produits génériques de qualité a permis ainsi de tirer les prix vers le bas et de concilier parfaitement entre la générosité des ambitions sociales des pouvoirs publics et l’accès élargi de la population à des soins et à des produits de qualité.
Pour sa part, le secrétaire général de l’UNOP, Nadir Abderrahim, recommande aux vues d’une bonne politique du médicament de fixer les prix des médicaments fabriqués localement pour l’encouragement effectif d’un investissement productif sur le marché.
Il est aussi essentiel de rémunérer décemment les producteurs nationaux, condition de base, pour l’attractivité du secteur, a-t-il noté. Pour M. Abderrahim, il est également nécessaire de préserver un équilibre, sur le moyen et long termes, dans les finances des caisses de sécurité sociale.
« Il est incontestable que les tarifs de référence qui servent de base au remboursement sont la pierre angulaire de cet équilibre », a-t-il dit Pour les producteurs et pour les investisseurs pharmaceutiques, le système en place a besoin de règles stables et d’une visibilité pour opérer des choix de gestion économique et financier pour garantir la rentabilité de leurs projets.