Société

ONU : L'épidémie choléra en Haïti va empirer si on n'améliore pas la prévention

Publié par DK News le 22-01-2014, 15h32 | 35
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 L'ONU a averti que l'épidémie de choléra en Haïti risquait d'empirer et de gagner d'autres pays si on ne réunissait pas des fonds supplémentaires pour la prévention. Le coordinateur de la lutte contre le choléra en Haïti, Pedro Medrano, a prédit mardi «une situation très grave» si on n'investit pas massivement avant le début de la saison des pluies, en mai, pour acheter des antibiotiques ou des cachets pour purifier l'eau et pour embaucher du personnel. 

L'épidémie a fait plus de 8.330 morts depuis octobre 2010 et a infecté plus de 680.000 personnes.  Une enquête des Centres américains de prévention et de contrôle des maladies a conclu en juin 2011 que le choléra avait été introduit par des Casques bleus népalais dont les déjections avaient pollué une rivière au nord de Port-au-Prince. 

Quelque 65.000 nouveaux cas ont été recensés en 2013, le chiffre le plus faible depuis le déclenchement de l'épidémie, mais plus de 550 personnes infectées sont mortes, selon l'ONU.  M. Medrano a ainsi averti, selon l'AFP, que «si le financement n'augmentait pas, le nombre des cas pourrait doubler en 2014 et le bilan des morts quadrupler». «Si nous ne faisons pas les investissements nécessaires maintenant, il y aura cette année peut-être 180.000 cas supplémentaires et jusqu'à 2.000 décès», s'est-t-il alarmé.

La souche de choléra présente en Haïti, originaire de l'Asie du Sud, a déjà été signalée au Mexique, à Cuba et en République dominicaine où elle a provoqué quelques décès. Un seul cas de choléra apparu dans un port du Pérou dans les années  1990 a suffi pour répandre la maladie dans 18 pays d'Amérique latine et faire  10.000 morts, a rappelé le haut responsable de l'ONU. 

L'ONU a lancé un appel de fonds de 2,2 milliards de dollars sur dix ans en faveur de Haïti, un pays de 10 millions d'habitants parmi les plus pauvres du monde, mais il faut rassembler 400 millions de dollars sur deux ans pour maîtriser l'épidémie et améliorer les infrastructures afin de prévenir un retour du choléra, a-t-il estimé. 

«C'est essentiel et on ne peut pas attendre 10 ans pour s'occuper de tout le pays. Il faut investir massivement dans la purification de l'eau, l'assainissement, les toilettes», a-t-il affirmé.

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