Des spécialistes en science vétérinaire et en agronomie ont appelé, samedi à Alger, à l'amélioration des conditions d'élevage des petits ruminants (caprins et ovins) pour atteindre l'autosuffisance alimentaire.
"L'autosuffisance alimentaire en matière de protéines animales (viandes rouges, œufs et lait) dépend d'une meilleure organisation du secteur agricole à travers l'amélioration des conditions d'élevage des caprins et des ovins",a indiqué le chef de département pré-clinique au sein de l'Institut national
des sciences vétérinaires, Dr Lamara Ali, en marge des 12 ème journées internationales des sciences vétérinaires.
L'amélioration des conditions d'élevage dépend, selon le Dr Lamara, de l'organisation et de la structuration de la filière agricole via la professionnalisation du métier d'éleveur.Pour ce faire, il a recommandé de rationaliser les quotas alimentaires destinés aux animaux d'élevage, d'investir dans la prophylaxie contre les maladies du bétail et de faire rencontrer les différents acteurs du domaine par la multiplication des journées de communication.
Le spécialiste en science vétérinaire a également conseillé la labellisation des viandes algériennes de référence pour la valorisation du cheptel algérien et le contrôle des prix.En vue de développer le secteur de l'élevage, le chercheur en science vétérinaire à l'école vétérinaire de Grenoble, Pr Yahia Chebloune, a suggéré l'utilisation d'un matériel d'élevage moderne et de former les éleveurs à son usage.
Il a également recommandé la création de centres de formation pour les éleveurs qui devraient être connectés à l'école vétérinaire afin d'optimiser les cycles de formation.Pour sa part, l'enseignant à l'école vétérinaire de Sidi Thabet (Tunisie),Pr Mohamed Saleh Ben Said, a exposé les aspects cliniques des maladies non parasitaires du mouton.
Il a mis en exergue l'importance de la prévention contre les maladies infectieuses chez les cheptels par une vaccination régulière et contrôlée.L'objectif des 12 ème journées scientifiques en science vétérinaire est de faire le point sur l'état des lieux de la recherche dans ce secteur et d'échanger des expériences entre les scientifiques de tout bord.
Plusieurs thématiques sont à l'ordre du jour à savoir l'organisation des élevages, l'alimentation et la nutrition des petits ruminants, l'amélioration génétique, le dépistage des maladies et la qualité et sécurité des aliments.