Culture

Une exploration onirique de la musique andalouse présentée au 9e Festivalgérie à Alger

Publié par DK News le 22-12-2014, 15h46 | 55
|

Une exploration onirique de la musique andalouse à différentes époques de l’histoire et dans différentes cultures a été présentée dimanche soir à Alger au 9e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes «Festivalgérie», par une Compagnie française, un duo grec et une fusion germano- hispano-marocaine.

Prévu du 20 au 29 décembre dans la salle Ibn Zeïdoun de l’Office Riadh El Feth, le 9e Festivalgérie a accueilli la «Compagnie Outre Mesure» de France, le duo Ourania Lampropoulou et Evgenios Voulgaris de Grèce et la fusion germano- hispano-marocaine «Al  Andaluz Project».

Durant près d’une heure de temps, les cinq musiciens et danseurs dont trois femmes, de la Compagnie française, ont animé, dans des costumes du moyen âge, un spectacle de musiques dites «de la renaissance», ou musiques récréatives que des troubadours se chargeaient d’exécuter dans la cour royale entre 1550 et 1600.

Dans un «retour à la pensée antique», la «Compagnie Outre Mesure», présente pour la seconde fois au Festivalgérie, a réussi une belle prestation, avec des instruments de l’époque, exécutant des mélodies courtes en durée «car il ne fallait surtout pas lasser la cour», et de danses à la gestuelle fine, renvoyant à l’aristocratie royale.

Robin Joly (chef d’orchestre), Thierry Bertrand, Ana Yepès, Anne et Isabelle Dumont , ont joué de La Taille du Hautbois (alto), du piccolo, (petite flûte en bois) de la viole de Gombe dans ses versions soprane et basse (espèce de violon et de violoncelle de chambre), de la musette à bouche (Cornemuse), et  les castagnettes.

Des airs traditionnels des côtes de l’Asie Mineure et de la Mer Egée de l’Est, jusqu’à la musique folklorique des grands centres urbains du début du vingtième siècle, Ourania Lampropoulou au Santouri (genre de qanun) et Evgenios Voulgaris au luth et au chant ont créé des atmosphères apaisantes à travers le mixage des sonorités aigues et fragiles du Santori et la densité du Oud.

Le public nombreux et attentionné, a pu apprécier notamment une interprétation moderne de différents thèmes puisés dans le répertoire de la musique traditionnelle grecque, en se basant sur les enregistrements originaux de la période allant de 1922 à 1940.

La fusion «Al Andaluz Project», faisant son entrée pour la troisième partie de la soirée, a savamment mis en valeur les cultures issues des trois religions monothéistes, avec l’utilisation de plusieurs langues dans leur répertoire, rappelant que tout le travail est basé sur le respect des racines andalouses.

Dans une prestation prolifique, menée par les trois cantatrices, Mara Aranda, Imen El Kandoussi et Sigi Hausen -trois femmes sur les sept musiciens que compte la troupe «Al Andaluz Project»-, des instruments d’un modèle ancien étaient comme exposés sur la scène, en attendant d’être utilisés par des musiciens, polyvalents et doués.

Les pièces Salam algérien, Samaj Raml El Maya, Altas Undas, Esterika Serfati, Mina Nawa, Un Castel,  Pandero, Amoulati, Amors Mard, Garnati, Trotto, Madre de Deus et Dezilde, entonnées dans différents styles de musique, ont donné lieu à une belle fresque que le public a longtemps applaudie.

Outre l’Algérie représentée par huit Associations régionales et l’Ensemble national de musique andalouse (ENAMA),  treize pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie participent au  9e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes.

Le 9e Festivalgérie accueillera lundi Celina Da Piedad Quartet du Portugal, Chouyoukh, Salatin El Tarab de Syrie, et d’Algérie, la grande Narjes, Imene Sahir et Nesrine Ghennim dans une soirée où l’on rendra hommage à Seloua, icône de la chanson algérienne.
 

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.