Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en février a cédé 1,11 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 54,73 dollars, vendredi, au lendemain d'une séance de clôture pour Noël.
«Le marché reste sous pression après les chiffres publiés mercredi par le département de l'Energie, qui montraient une hausse globale des stocks de brut et de produits à base de pétrole» aux Etats-Unis, a commenté Andy Lipow de Lipow Oil Associates.
Les stocks américains de pétrole brut ont en effet enregistré une hausse inattendue la semaine dernière, de même que ceux de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage). Les réserves d'essence ont, elles aussi, plus augmenté que prévu.
«Comme les investisseurs ne s'attendent pas à ce que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) prenne une décision quelconque pour réduire sa production, et comme l'offre américaine devrait continuer à augmenter l'an prochain, même si des compagnies réduisent leurs budgets, le marché va continuer à s'orienter à la baisse», a prévu Andy Lipow.
Depuis la mi-décembre, les cours du baril de brut, qui ont chuté de près de moitié depuis mi-juin, changent de direction presque chaque jour même s'ils ont enregistré vendredi leur deuxième séance consécutive de baisse.