Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Mokri, a estimé, samedi à M’sila, qu’une ‘‘véritable entente entre ‘‘le pouvoir’’ et l’opposition en tant que partenaire politique est nécessaire pour faire face aux répercussions de la chute du prix du pétrole.
Le président du MSP a estimé, au cours d’un meeting à la salle de cinéma ‘‘Hodna’’, que le ‘‘pouvoir’’ doit ‘‘s’associer à l’opposition pour gérer la phase transitoire durant laquelle ce qui reste des revenus pétroliers devra être utilisé pour consolider l’économie algérienne, notamment l’industrie et les services’’.
M. Mokri a également considéré, dans le même contexte, que le pouvoir politique était aujourd’hui ‘‘appelé à trouver des alternatives à la dépense publique effrénée de ces dernières années pour répondre aux attentes des différentes catégories sociales’’.
Il a également estimé que le gouvernement a pris ‘‘la décision de geler les recrutements dans la fonction publique sans proposer d’alternatives pour absorber la main d’£uvre par le secteur industriel public et privé’’ qui, selon lui, ‘‘n’a pas été construit au cours des 15 dernières années en dépit des cours élevés des hydrocarbures’’.
S’interrogeant sur le sort des ‘‘milliers de diplômés universitaires’’, M. Mokri a indiqué que son parti avait mis en garde, il y a quelques années, contre une éventuelle crise provoquée par la chute des prix du pétrole, et préconisé, à l’époque, de réduire la dépendance de l’Algérie vis-à-vis des hydrocarbures.
Le MSP propose, a indiqué son président, d’’’établir une réelle entente entre le pouvoir et l’opposition de sorte à atténuer la crise économique susceptible de secouer le pays’’.