La circulation dans la ville de Tizi-Ouzou a été pratiquement paralysée durant la journée d'hier par un mouvement de grève des transporteurs privés urbain et suburbain. Le transport universitaire de son coté a connu un débrayage largement suivi par les transporteurs qui voient d'un très mauvais œil l'arrivée d'un grand transporteur privé pour assurer à lui seul ce créneau.
Dans les arrêts hier matin, premier jour de semaine, les citoyens ont vécu un calvaire. Les gares intermédiaires étaient débordées de monde. Les voyageurs, surpris par ce mouvement de grève non annoncé, ne trouvaient plus moyens de joindre leurs postes de travail. A mi chemin entre la maison et le lieu de travail, les gens étaient dans l'incapacité de poursuivre leur chemin.
En fait, les transporteurs avaient beaucoup de problèmes à soulever et à faire entendre. arallèlement aux transporteurs assurant les lignes universitaires, les transporteurs urbains reprochent aux pouvoirs publics d'avoir ouvert le secteur à une entreprise publique de transport.
Cette décision a, selon leurs représentants, réduit de 60% les rentrées d'où leur souffrance. Ces derniers, par anticipation, font savoir que l'idée d'ouvrir les gares intermédiaires au transport universitaires pourrait créer une situation de saturation ingérable.