Les dépenses nécessaires au bon fonctionnement de la Commission nationale et des Comités de wilaya dans le cadre de la lutte et la prévention contre la violence dans les enceintes sportives sont inscrites, respectivement, au budget du ministère des Sports et celui des wilayas, selon le décret exécutif N° 14-352, publié dans le dernier Journal officiel (JO) du 8 décembre.
La Commission nationale de lutte contre la violence et les Comités de wilaya, placés respectivement sous l'autorité du ministre des Sports et des walis, sont deux structures créées dernièrement par l'Etat, en réaction au phénomène de la violence dans les enceintes sportives.
Un fléau qui a conduit, entre autres, à la mort tragique de l'attaquant camerounais de la JS Kabylie, Albert Ebossé, le 23 août dernier, à l'issue du match de championnat de football perdu (2-1) face à l'USM Alger, au stade de Tizi Ouzou.
Les membres --de plusieurs secteurs-- de la Commission nationale de lutte contre la violence, "sont désignés par un arrêté du ministre des Sports, sur proposition des autorités ou organisations dont ils relèvent, pour un mandat de trois ans", a indiqué le document.
La Commission nationale, dans l'exercice de ses fonctions liées à la lutte et la prévention contre la violence, est tenue de se réunir "une fois tous les deux mois, en session ordinaire" et "davantage si nécessaire, sur convocation de son président".
Les deux structures sont chargées de tout mettre en œuvre pour mener à bien leur mission "mais sans préjudice des attributions dévolues aux services compétents", selon le JO.
La Commission nationale, présidée par le ministre des Sports ou son représentant, peut en outre "procéder à la création de sous-commissions ad-hoc" ainsi que différentes "cellules", chargées du suivi et de l'évaluation des différents projets, dont l'organisation et le fonctionnement sont fixés par le règlement intérieur de la Commission nationale de lutte contre la violence.
La Commission nationale et les Comités de wilaya auront du pain sur la planche car malgré toutes les mesures préventives qui ont été prises jusqu'ici, sans oublier les nombreuses campagnes de sensibilisation, le phénomène de la violence sévit toujours dans les infrastructures sportives.
Les incidents ayant émaillé le match des 16es de finale de la coupe d'Algérie, samedi au stade d'Ouargla entre l'Athlétic Hassi Messaoud et le RC Arbaâ en sont la meilleure preuve.