Les mesures prises en faveur des travailleurs et des autres catégories sociales vulnérables constituent un axe majeur dans le programme du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a toujours fait de l'amélioration des conditions de vie et du pouvoir d'achat de ces catégories une préoccupation majeure.
Dans ce sens, le massage adressé par le chef de l'Etat à l'occasion du 12e congrès de l'UGTA a été considéré comme une véritable feuille de route contenant des messages clairs sur l'intérêt accordé par le premier magistrat du pays au front social et aux préoccupations de l'ensemble des couches de la société.
C'est ainsi que le président de la République a souligné que l'UGTA demeurait un « partenaire incontournable » dans la mise en œuvre du pacte économique et social de croissance signé en février 2014, lors de la réunion tripartite gouvernement-UGTA-patronat.
Ce pacte constitue, dira-t-il, un engagement ferme des partenaires économiques et sociaux pour la concrétisation des objectifs du programme de développement 2015-2019 et consacre l'entreprise comme lieu de création de richesse et d'amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs et moyen de remporter la bataille nationale de création d'emploi.
Dans ce cadre, le président Bouteflika a estimé que ce congrès intervenait à un moment particulier caractérisé par le lancement du programme quinquennal 2015-2019 pour lequel il est attendu de l'UGTA un rôle de « première importance » dans la mobilisation des travailleurs en vue d'atteindre les objectifs retenus, dans le respect de leurs droits fondamentaux et la consolidation du système national de protection sociale.
Cela confirme, on ne peut mieux, les nouvelles orientations données par le président de la République au gouvernement pour une meilleure prise en charge des aspirations et des atten Il faut dire qu'en dépit de la chute vertigineuse des prix du pétrole qui continuent leur dégringolade, le gouvernement n'envisage pas, du moment dans l'immédiat, des mesures d'austérité et ne compte pas se désengager de sa politique de soutien aux produits de large consommation. Au contraire, l'exécutif maintient sa politique sociale vis-à-vis des couches défavorisées et préconise même de nouvelles mesures en faveur de ces catégories.
C'est ainsi que le gouvernement conduit par Abdelmalek Sellal, n'envisage pas de réviser sa politique de subvention des produits de large consommation en dépit de la baisse des prix du pétrole, comme l'a bien affirmé le ministre du Commerce, Amara Benyounès.
Interrogé sur une éventuelle révision de la politique des subventions sous l'effet de la forte baisse des prix du brut, il a répondu : « Aucune subvention ne sera revue, nous ne toucherons à aucune des subventions. Le pays dispose de suffisamment de moyens financiers pour faire face à cette situation de chute des cours mondiaux de pétrole ».
Et d'ajouter : « C'est vrai que les prix du pétrole ont chuté, mais nous ne sommes pas, pour autant, dans une situation de crise. L'Algérie dispose de moyens considérables pour faire face à cette situation».
En septembre dernier, Abdelmalek Sellal avait assuré du maintien de la politique de subvention en relevant que 30% du PIB de l'Algérie, soit l'équivalent de 60 milliards de dollars, étaient orientés annuellement aux transferts sociaux, en plus des montants consentis par l'Etat au secteur économique au titre des subventions indirects pour les prix de l'énergie et de l'eau.
Evoquant les suggestions du FMI adressées à l'Algérie sur la nécessité d'un ciblage des subventions vers les seules couches défavorisées, il avait affirmé que les pouvoirs publics avaient rétorqué à cette institution financière internationale: «Chaque chose en son temps».
De son côté, le ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, a assuré que la décision de l'abrogation de l'article 87 bis du code du travail, relatif à la définition du salaire national minimum garanti (SNMG) sera maintenue.
« Nous n'allons pas revenir sur la décision de supprimer l'article 87 bis et l'Etat respectera ses engagements concernant cette question », a-t-il précisé. Il a ajouté, dans ce sens, qu'il s'agit d'intox et l'Etat ne pourra jamais revenir sur cette décision, soulignant que toutes les mesures décidées dans le cadre de la loi de finances 2015 seront appliquées.
La décision prise par le chef de l'Etat pour abroger l'article 87 bis de la loi 90-11 relative aux relations de travail, dispose que le SNMG comprend le salaire de base, les indemnités et les primes, à l'exclusion des indemnités versées au titre de remboursement de frais engagés par le travailleur.