Le représentant du Parlement suédois, le député Johan Büser a affirmé lundi à Alger le soutien de son pays au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Lors d'une rencontre avec une délégation de l'Assemblée populaire nationale (APN), M. Büser a révélé l'existence d'un réseau parlementaire suédois qui défend les droits du peuple sahraoui annonçant une visite prochaine de parlementaires suédois dans des camps des réfugiés sahraouis.
Au terme de cette visite, un rapport sur la situation humanitaire dans les territoires sahraouis occupés sera élaboré. Ahmed Saïd Benatallah, membre d'une assemblée communale suédoise et adhérent au «projet du Sahara Occidental pour la jeunesse socialiste», a souligné la nécessité d'«approfondir le dialogue pour la reconnaissance des droits du peuple sahraoui».
La présidente du groupe parlementaire de fraternité et d'amitié algéro-sahraoui, Saïda Bounab a appelé les parlementaires suédois à adhérer au réseau parlementaire international de solidarité avec le peuple sahraoui.
L'UE préoccupée par sa «longue durée» et ses conséquences sur la sécurité
L'Union européenne (UE) suit «de près» l'évolution du dossier du Sahara occidental et a exprimé sa préoccupation à propos de la «longue durée» du conflit et ses conséquences sur la sécurité, le respect des droits de l'homme et la coopération dans la région, a indiqué une responsable de cette institution.
Interpellée par un eurodéputé, la chef de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini, a en outre, exprimé le soutien de l'UE à la résolution 2099 (2013) du Conseil de sécurité des Nations unies qui souligne «l'importance de l'amélioration de la situation des droits humains au Sahara occidental».
Mme Mogherini a rappelé également le «soutien» de l'UE aux «efforts de l'ONU pour parvenir à une solution juste, durable pour le Sahara Occidental, prévoyant l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité».
Par ailleurs, au sujet de la mort du militant sahraoui Hassan El Wali sous la torture, lors de la «tragédie sanglante» de Gdiem Izik en 2010, Mme Mogherini a indiqué que l'UE est pleinement «consciente».
Elle a d'ailleurs soulevé son cas, a-t-elle dit, avec les autorités marocaines, dans le cadre de son dialogue spécifique sur les droits de l'homme et de la démocratie.