Un nombre aussi élevé de candidatures, plus d'une soixantaine, même si le Conseil constitutionnel ne s'est pas encore prononcé, donne en réalité une image grandeur nature de l'intérêt politique que suscite cette consultation électorale.
D'autant qu'elle intervient à un moment sociologique et économique d'importance pour les Algériens, car se situant à la fin d'une dynamique cycle de croissance réalisé dans le cadre des trois programmes de développement quinquennal mis en œuvre par le Président Abdelaziz Bouteflika.
C'est dire l'importance de cette échéance politique sur la poirsuite de ce programme qui a permis à l'Algérie de sortir d'abord indemne de la crise économique et financière mondiale de 2008, et de donner des gages confortables et rassurants aux grandes institutions financières mondiales sur la bonne santé économique du pays.
Une situation qui a conduit tout naturellement une grande partie du monde politique algérien, y compris les partis, et les associations à soutenir une éventuelle 4e candidature du Président Bouteflika à cette échéance électorale.
Car ces derniers jours, et après les partis politiques, plusieurs associations ont manifesté et exprimé leur soutien à une candidature du Président pour cette élection. Une évidence du reste pour ces associations et partis politiques, comme le RND et, surtout, le FLN, que de poser clairement la candidature du chef de l'état à cette présidentielle. Même si celui-ci n'a pas encore donné de direction ni de signes clairs sur ce qu'il compte faire et, surtout, donner suite aux appels pour qu'il se présente à cette présidentielle.
Car celle élection, plus que toutes les autres, symbolise un état fort, la bonne gouvernance, le retour de la paix civile et la sécurité des biens et des personnes. Un climat idéal, donc, pour la tenue d'une élection présidentielle qui devrait consacrer et approfondir la démocratie en Algérie.
D'autant qu'en face, il y a des candidats potentiels. En réalité, l'élection présidentielle a mobilisé les états-majors des candidats, puisqu’il y a actuellement plus de 70 postulants à la magistrature suprême, alors que le Président Bouteflika semble attendre la clôture des listes pour se prononcer sur sa candidature. Maintenant de fait un suspense qui fait tourner le microcosme politique algérien, même s'il est sollicité de toutes parts pour briguer un quatrième mandat.
Après le FLN qui l'a appelé à se présenter, le RND a suivi ce mouvement, estimant important que M. Bouteflika se présente à cette élection. D'autres partis ont également explicitement demandé au chef de l'Etat de se prononcer et d'entrer dans la bataille politique pour briguer un quatrième mandat au cours duquel il devrait achever et lancer en même temps d'importants projets sociétaux, et confirmer l'embellie sur le front économique, avec en plus une nette amélioration des conditions de vie des Algériens, sur fond de développement local de toutes les régionss du pays.