Les autorités sud-soudanaises se sont dites déterminées à juger des proches du chef rebelle Riek Machar, l'ex-vice président, malgré une trêve conclue la semaine dernière entre les deux parties.
Onze partisans du gouvernement sud-soudanais liées à Riek Machar avaient été arrêtées dans la foulée des combats qui avaient éclaté le 15 décembre à Juba avant de se propager dans le pays, selon des médias.
Le ministre de la Justice Paulino Wanawila a indiqué mardi soir à la presse que M. Machar et six de ses partisans, dont quatre figurent parmi les onze détenus, seraient jugés pour tentative de coup d'Etat. Certains détenus, soupçonnés d'être impliqués dans la tentative de coup d'Etat présumé seront libérés et remis à un pays tiers non précisé, a-t-il dit sans expliquer pourquoi ils ne seraient pas jugés. Les autres seront libérés sans poursuites, a-t-il ajouté.
Signé jeudi à Addis Abeba, le cessez-le-feu était censé entré en vigueur vendredi à 17h30 GMT. L'ONU avait fait état de «combats sporadiques» le soir même.Le Soudan du Sud est ravagé depuis le 15 décembre par des combats opposant les forces loyales au président Salva Kiir à des troupes fidèles à l'ex-vice-président Riek Machar, limogé en juillet. Le conflit a fait des milliers de morts et environ 700.000 déplacés.