La mobilisation pour la candidature du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, se fait de plus en plus ressentir avec l’entrée en lice de plusieurs partis politiques qui ont déjà porté leur choix sur le président Bouteflika, rejoints par des organisations nationales et du mouvement de la société civile.
Le chef de l’Etat est plus que jamais sollicité à briguer un quatrième mandat pour la continuité, la paix et stabilité du pays.Ainsi, le président du parti TAJ, Amar Ghoul a réaffirmé, lors de l’ouverture de la session du bureau politique de son parti, le soutien absolu de sa formation politique à la candidature de président Abdelaziz Bouteflika, tout en exprimant la disponibilité de tous les militants de TAJ pour mener la campagne au profit du président. Dans ce sens, il a indiqué que «depuis la naissance de notre parti, nous étions clairs concernant notre fidélité au président et au peuple». Et d’ajouter que «TAJ est un parti de l’Etat par excellence».
S’exprimant sur le boycott de certaines formations politiques, il a estimé que «chaque parti est libre dans son choix, c’est les règles de la démocratie». Cependant, il a considéré que son parti n’a aucun adversaire ni ennemi sur la scène politique nationale. De ce fait, il précise que sa formation politique est prête à travailler avec tous ceux qui garantiront le calme et la stabilité du pays.
Répondant à une question relative à la date de l’annonce de la candidature du président Bouteflika, Ghoul a indiqué que « le président le fera au temps opportun».
Ainsi, le parti de TAJ affiche, à moins de trois mois des élections, sa disponibilité à mener campagne avec les autres formations qui soutiennent la candidature de Bouteflika, tout en appelant au respect de l’éthique pendant la campagne électorale en évitant les dérives irresponsables qui conduisent à l’instabilité du pays.
«Nous ne voulons pas d’irresponsabilité dans les déclarations des uns contre les autres», a déclaré Amar Ghoul, tout en exprimant son souhait que la compétitivité entre les postulants aux élections « doit se faire à travers les programmes et un niveau qui reflète le degré de conscience des candidats et non pas par de l’agressivité ».
Il faut dire qu’à moins de trois mois du rendez-vous du 17 avril, la mobilisation de la classe politique ne cesse de s’amplifier dans cette perspective.
En plus, des grosses cylindrées comme le FLN, le RND, le MPA et TAJ, les organisations et la société civile ont ouvertement indiqué qu'ils soutiendraient Abdelaziz Bouteflika pour briguer un 4e mandat présidentiel.
Dans cet ordre d’idées, le FLN, première force politique du pays, a exprimé son soutien à la candidature du président Bouteflika, soulignant, par la voix de son secrétaire général Amar Saidani, que le dossier de la présidentielle est « clos, puisque le chef du parti est en même temps le président de la République ». Il y a quelques jours, le Rassemblement national démocratique (RND) a annoncé officiellement son soutien pour la candidature de Bouteflika.
«Nous sommes tous unis derrière Abdelaziz Bouteflika», ont affirmé plusieurs leaders politiques, pour qui le président Bouteflika incarne la stabilité du pays et l’unité nationale et c’est la personnalité « la mieux indiquée » pour poursuivre l’œuvre du rétablissement de la paix et de développement du pays.
Le leader de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd, a, de son côté ; annoncé son soutien incontestable au président Bouteflika s’il venait à briguer un quatrième mandat.
«Le président Bouteflika n’a jamais dit non quand il s’agissait de doléances de l’UGTA et des travailleurs. Il a soutenu les travailleurs pendant dix ans en répondant à leurs requêtes. Pour cela, la centrale syndicale le soutient et continuera à le faire.», a affirmé la patron de la centrale syndicale qui mobilise des milliers de travailleurs dans la campagne pour Abdelaziz Bouteflika.
C’est dire que la machine électorale pour un quatrième mandat de l’actuel chef de l’Etat est bien huilée et il ne reste que l’annonce officielle de sa candidature pour que cette machine s’ébranle.