Des combats ont éclaté samedi pour la première fois entre l'armée syrienne et les forces kurdes à Hassaka, dans l'est du pays en guerre, faisant au moins six morts, selon une ONG.
Les combats entre ces deux camps sont rares depuis le début du conflit en Syrie il y a près de quatre ans, surtout après la décision de l'armée de se retirer des zones kurdes de l'est et du nord du pays.
La ville de Hassaka est contrôlée à moitié par l'armée et à moitié par les forces kurdes et les combats ont eu lieu dans plusieurs secteurs, a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les affrontements ont fait rage toute la journée avant de baisser d'intensité en début de soirée, a-t-il dit.
Quatre soldats et un combattant kurde sont morts dans les combats ainsi qu'une femme dans le bombardement par l'armée d'une zone contrôlée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG, la principale milice kurde).
Selon l'OSDH, les combats de samedi ont éclaté après la capture par les YPG de 10 soldats accusés d'avoir "empiété sur leur zone d'influence à Hassaka". Hassaka, une ville de quelque 200.000 habitants, est restée relativement calme, malgré les tentatives du groupe jihadiste Etat islamique (EI) de s'emparer de certains secteurs. Plus de 200.000 personnes ont péri dans le conflit en Syrie depuis mars 2011.
...Un principal parti d'opposition syrien prêt à participer à la réunion de Moscou
Un principal parti d'opposition syrien s'est dit prêt à participer à la conférence préliminaire et consultative initiée par la Russie en vue de trouver une issue au conflit syrien.
"Notre parti travaille pour saisir toute opportunité (...) susceptible de contenir l'effusion de sang, la destruction et le déplacement en Syrie", a indiqué le chef de l'opposition de gauche samedi, cité par des agences.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a récemment affirmé que les préparatifs pour la conférence sur la crise syrienne à Moscou avançaient bien. Selon lui, la Russie n'a reçu aucun refus des groupes d'opposition invités. Or, le parti Construction de l'Etat syrien, un autre groupe d'opposition syrien, a confié qu'il ne se rendrait pas à la réunion de Moscou.
Le chef adjoint du parti Anas Joudeh a expliqué que son groupe a refusé de se rendre dans la capitale russe car la réunion n'"avait ni titre ni agenda clair".Il a également dit que les partis n'"ont pas été invités en tant que forces d'opposition, mais comme des entités indépendantes".
En outre, Hassan Abdul-Azim, chef du Corps de coordination nationale (CCN), a noté que Moscou n'a envoyé de lettres d'invitation qu'à certains membres de son parti, alors que le CCN n'a pas officiellement été invité en tant que parti politique à la réunion.
Le mois dernier, le gouvernement syrien avait annoncé sa volonté de participer à la réunion de Moscou, affirmant qu'il a confiance dans les efforts russes pour résoudre la crise en Syrie, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
La réunion, prévue pour fin janvier à Moscou, vise à aider le gouvernement syrien et les partis d'opposition à relancer leurs négociations politiques afin de mettre fin au conflit qui a fait plus de 200 000 morts.