Le président du parti du Front de la justice et du développement (FJD), Abdallah Djaballah, a estimé samedi à Biskra que la publication de caricatures insultantes à l'égard du prophète de l’islam par un journal français ne peut être justifiée "ni par la liberté d’expression ni par la liberté de conscience".
Présidant une journée de formation des militants de son parti sur Oussoul el fiqh (jurisprudence islamique), M. Djaballah a soutenu que la liberté de l’individu "cesse lorsque débute celle des autres, et, à fortiori, lorsqu’elle devient une menace pour l’ordre public".
"Quiconque adopte un comportement nuisant à autrui doit être sanctionné", a souligné l’orateur, considérant que ces caricatures ont "porté atteinte à un milliard et demi de musulmans dont 10 millions vivant sur le sol français".
Répondant à une question sur l’exploitation du gaz schiste, le président du FJD a indiqué que son parti "s’y oppose" et "milite pour que cette option soit abandonnée". La rencontre partisane a été organisée dans la salle "El Fikr oua el adab", à l’initiative du bureau de wilaya du FJD.