Un responsable libyen de l'Opep est toujours porté disparu cinq jours après son enlèvement à Tripoli, livrée à des milices rivales, affirme la compagnie nationale de pétrole (NOC).
Toujours aucune trace de Samir Salim Kamal, un ingénieur chargé de la planification et du suivi au sein de la NOC et qui représente son pays à l'Opep, victime d'un enlèvement jeudi alors qu'il quittait les locaux de la compagnie à Tripoli.
Ses amis affirment l'«avoir apperçu pour la dernière fois jeudi après-midi alors qu'il quittait le siège de la NOC» dans le centre de la capitale, a indiqué un responsable de la compagnie libyenne cité par l'AFP.
Ce rapt n'a pas encore été revendiqué et la famille de cet ingénieur n'a pas de nouvelles de lui depuis le jour de l'enlèvement et affirme ne pas connaitre ses ravisseurs, a encore indiqué ce responsable.
La Libye est membre de l'Opep et le libyen Abdallah al Badri en est le secrétaire général.
Les enlèvements de Libyens ou d'étrangers sont fréquents dans ce pays plongé dans le chaos depuis la chute de l'ancien régime de Maammar El Gueddafi au terme de huit mois de conflit en 2011.
Livré à des milices rivales, la Libye est dirigée par deux Parlements et deux gouvernements rivaux, l'un proche des miliciens islamistes de Fajr Libya (Aube de la Libye) et l'autre reconnu par la communauté internationale, siégeant à Tobrouk, près de la frontière égyptienne.
L'industrie pétrolière libyenne est durement affectée par cette situation. Avant les évènements de 2011, la production s'élevait à plus de 1,5 million de barils par jour, représentant 95% des exportations du pays et 75% de ses revenus.
Mais la production est tombée à quelque 350.000 barils par jour en décembre alors qu'une coalition de milices, notamment islamistes, a lancé une offensive meurtrière pour s'emparer de terminaux pétroliers dans l'Est libyen. L'armée a repoussé cet assaut, qui a provoqué des incendies dans des réservoirs pétroliers au terminal d'Al-Sedra.