Au 24e sommet de l'UA d'Addis-Abeba, tous les participants, chefs de délégations comme experts, étaient unanimes: le terrorisme entrave le développement de l'Afrique.
Le nouveau président en exercice, le Zimbabwéen Robert Mugabe, a déclaré lors de son intervention: ''Il faut éradiquer le terrorisme de l'Afrique''.En fait, c'est d'un commun élan que les dirigeants africains ont dénoncé la recrudescence des actes terroristes en Afrique, mais, surtout, la menace que fait peser ce phénomène sur la paix, la sécurité et le développement du continent.
Un défi également pour les Nations africaines, qui n'ont de cesse de multiplier les efforts pour s'autodévelopper, pour arrimer le continent au reste du monde.Et, sur ce registre, il y a lieu de relever cette belle solidarité entre les dirigeants africains, qui ont décidé, à l'issue de leurs travaux, d'opposer une réelle riposte aux groupes terroristes qui écument l'Afrique.
Le message de l'Algérie a été dans ce registre très clair: ''il faut que la peur change de camp'', avait indiqué dans son intervention le Premier ministre Abdelmalek Sellal, représentant du président Bouteflika à ce sommet. Devant les plus hautes autorités africaines, ainsi que le SG de l'ONU Ban Ki Moon, M. Sellal avait affirmé que ''l'Algérie est mobilisée au plan national et international pour éradiquer le terrorisme de l'Afrique''.
Au Conseil de paix et de sécurité de l'UA consacré à la lutte contre Boko Haram, il a notamment rappelé que l'Algérie ''reste mobilisée, au plan national, sous-régional et international, dans le cadre de la stratégie des Nations unies de lutte contre le terrorisme et de l'Union africaine, pour éradiquer le fléau du terrorisme de notre continent".
Car, précise M. Sellal, l'Algérie considère ce combat contre le terrorisme comme ''une nécessité civilisationnelle et fondamentale pour l'Afrique". Le message de l'Algérie sur ce dossier de la lutte contre le terrorisme en Afrique a été fort, clair et direct: ''Face à cette menace qui entrave les efforts de développement de l'Afrique, ''la peur doit absolument changer de camp''.
Pour cela ''il est impératif que la réponse soit forte, collective et solidaire''. L'Algérie, qui soutient les parties maliennes à trouver une solution pour ramener paix et sécurité au nord du pays, ainsi que pour amener les parties libyennes à entamer un dialogue constructif pour mettre fin à la crise politique en Libye est également à la pointe du combat civilisationnel contre le terrorisme. En Afrique et ailleurs dans le monde.