Le conseiller du Premier ministre britannique pour les questions scientifiques, M. Mark Walport, a minimisé l'impact environnemental de la technique de fracturation hydraulique pour le gaz de schiste, en soulignant qu'il suffit de gérer convenablement les risques au lieu d'éviter cette technique.
Dans une étude sur les questions énergétiques dont des extraits ont été publiés par la presse britannique, M. Walport se joint, ainsi, à d'autres scientifiques britanniques qui contestent l’idée véhiculée, notamment par les mouvements écologiques, selon laquelle les forages exploratoires du gaz de schiste par la technique de fracturation hydraulique endommageraient systématiquement l’environnement.
La Grande-Bretagne "devrait commencer les forages pour le gaz de schiste le plus tôt possible", afin de réduire non seulement sa dépendance des importations de gaz mais aussi la facture d’énergie pour les ménages, préconise M. Walport.Selon lui, les industries pétrolière et gazière britanniques "recourent aux forages par fracturation depuis une soixantaine d’années", ajoutant que "le gaz de schiste est moins nocif que le charbon ou le pétrole s’il est brûlé convenablement".
Cette énergie "peut même servir de transition vers un futur plus écologique", avance ce scientifique qui souligne également que les expériences avaient montré que l’impact des forages par fracturation pouvait "être géré efficacement".
Les déclarations de M. Walport interviennent au moment où la Chambre des communes du parlement britannique a rejeté une demande de moratoire de deux années sur les forages pour le gaz de schiste.
Pour rappel, le gouvernement britannique de coalition a exprimé, en 2014, sa volonté de tout mettre en œuvre pour l'exploitation du gaz de schiste, annonçant des avantages fiscaux pour les communes qui acceptent d’accueillir sur leur territoire des projets de forage exploratoires.
Le Premier ministre, David Cameron, a également mis en avant les avantages en matière d’investissements, de création d’emplois et de sécurité énergétique. Le gouvernement britannique avait levé, en décembre 2012, l’interdiction sur les forages exploratoires de gaz de schiste par fracturation hydraulique, imposée en 2011 suite à des secousses telluriques survenues dans la région de Blackpool où opérait la compagnie énergétique britannique Cuadrilla Resources.