Le pétrole a fini en hausse mardi à New York, à l'issue d'une séance très erratique pour des raisons techniques, dans un marché qui essaie toujours de déterminer quelle attitude avoir au sujet de l'offre mondiale. Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mars, dont c'est le dernier jour de cotation, a avancé de 75 cents à 53,53 dollars.
En baisse à l'ouverture, les cours du brut ont accentué leur déclin en séance, jusqu'à 50,81 dollars le baril, avant de se redresser dans la dernière heure d'échanges. «C'est un mouvement assez impressionnant», a reconnu Bob Yawger, de Mizuho Securities.
«Il faut garder à l'esprit que le contrat pour mars expirait aujourd'hui, alors qu'il y a déjà beaucoup de positions à court terme sur le marché», ce qui encourage la volatilité. «Je n'ai pas l'impression que cette hausse ait des raisons de fond», a-t-il tempéré.
«Surtout que l'on se prépare aux chiffres sur les réserves de pétrole aux Etats-Unis, qui devraient une nouvelle fois encourager une baisse des cours». Habituellement publiés le mercredi, ces chiffres sont repoussés à jeudi, en raison d'un jour férié lundi.
La semaine dernière, ils ont témoigné d'un niveau sans précédent depuis 1982, date des premières publications hebdomadaires du département de l'Énergie, et depuis novembre 1930 sur la base des données mensuelles qui précédaient.
«Le marché hésite entre la hausse des réserves de brut et de produits à base de pétrole aux Etats-Unis (...) et les problèmes d'approvisionnement dus aux violences en Libye (...) avec la fermeture de gisements pétroliers et des attaques contre des infrastructures», a résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
En effet, une attaque a été conduite contre un site pétrolier du centre du pays en fin de semaine dernière. Cela alimente les inquiétudes sur l'offre mondiale de pétrole, de même qu'une forte baisse des exportations irakiennes en raison du mauvais temps.
«Les exportations de la région de Bassora sont à leur plus bas niveau en trois ans», a souligné Bob Yawger. «Toutefois on le savait depuis le début de la matinée, donc ce n'est pas cela qui a soutenu le marché en fin de séance», a-t-il ajouté.