En exclusivité à DK NEWS, Djamel Allam fait part de son projet de long métrage «déjà en chantier» en termes d’écriture scénaristique.
Pour rappel, l’interprète, auteur-compositeur acteur et réalisateur a obtenu, pour son court métrage intitulé «Banc public», le trophée «Olivier d’or» au festival du film amazigh de Tizi Ouzou en avril 2012. L’artiste béjaoui nous offre la primeur : Le « synop’ »
…Un élan affectif à la fois irrépréhensible et irréductible que celui du petit Samir envers «Ternennou», son mouton chétif…
Esquisse d’un projet de long métrage par Djamel Allam
Synopsis : il s’agit de l’histoire d’une relation affective d’une telle intensité entre un garçon d’une dizaine d’années et son petit maigrichon de mouton, qui s’est tissée par la force de la proximité, régulière, constante et quasiment ininterrompue entre les deux êtres, au fil des heures, des jours et des mois…
Bien entendu, ce mouton était celui que les parents du gamin avaient consenti à acquérir, «Quitte à s’endetter pour ce faire ! Tant il importait de ne surtout pas frustrer notre enfant…», avaient donc décidé Kader et Samia qui, au préalable, avant la prise de décision d’acheter un mouton (en fait d’abord destiné au sacrifice d’Abraham de l’Aïd El Adha), s’étaient concertés «à huis clos» (du moins croyaient-ils !) à ce propos dans la salle de séjour de leur appartement, loin d’imaginer que leur fils, par la porte entrebâillée de sa chambre, avait incidemment écouté toute leur conversation. Le mouton, enfin acquis, est à la maison, au grand bonheur du petit Samir.
Et comme de bien entendu, c’est à ce dernier qu’est dévolue la mission ô combien tout à la fois délicate et passionnante de prendre en charge la vie quotidienne de «Ternennou» et ce dans tous ses aspects : alimentation, promenades (sorties et rencontres avec d’autres moutons des autres garçons de la cité, etc.).
Autant de péripéties et autres situations, toutes génératrices de pulsions, d’émotions enchevêtrées, de comportements aux stigmates d’inconséquence et d’absurdité, quelquefois, souvent «dictés» par un mode et un code de vie consensuels qui régissent la société et subrepticement instaurés depuis au fil des siècles…
Une société aux multiples déboires, consommés et assumés, «transformés»… Des travers, des contradictions, des aberrations cependant étrangement irréfragables, tant elles ne sont plus guère le seul apanage d’un groupuscule, mais de presque la majorité des gens, que l’auteur, le réalisateur et metteur en scène-en l’occurrence Djamel Allam- ne manquera pas de mettre (même subtilement !) en exergue.
Une histoire palpitante et non moins pathétique réunissant, certes, un petit garçon affectueux et un mouton, mais qui se veut également un voyage à travers des us et coutumes, des pratiques, des convenances sociales bien enracinées, une histoire avec, aussi, ses…moutons de Panurge !