L’affaire est jugée en session criminelle en ce mois de février 2014, au tribunal d’Alger, les faits remontent au mois de novembre 2012. Comme à l’accoutumée, une dispute violente éclate entre la belle-mère, Ouardia, et sa bru, Razika, âgée de 28 ans.
Suite à une dispute avec sa belle-mère, Razika se saisit d’un couteau et poignarde Ouardia sa belle-mère. Razika est arrêtée par les éléments de la police judiciaire.Au moment de son arrestation, elle ne nie pas les faits. Elle comparaît devant le tribunal d’Alger pour homicide volontaire. La coupable n’ose affronter ni l’assistance ni les membres de la cour. Elle a honte de son acte et on le voit tout de suite, à son attitude. Sur son visage, on lit le désarroi, mais aussi une terrible gêne. Dans le box des accusés, la prévenue dira qu’elle n’avait nullement l’intention de tuer sa belle-mère,
«Je ne savais pas ce que je faisais», elle ajoute que sa belle-mère l’a provoquée en la poussant dans la rue.Le représentant du ministère relate les faits contenus dans le dossier et met l’accent sur la gravité des faits. Il requiert la peine de 15 ans de réclusion criminelle.
Pour l’avocat de la défense, il s’agit d’une provocation de la belle-mère. A la fin de la plaidoirie, il demande à ce qu’elle bénéficie des circonstances atténuantes.A la fin des délibérations, le tribunal criminel d’Alger n’accorde aucune circonstance à l’accusée et la condamne à la même peine prononcé par le ministère public : 15 ans de réclusion criminelle.