Des architectes ont plaidé, samedi à Tizi-Ouzou, en faveur de la vulgarisation des normes de sécurité dans les bâtiments.
Intervenant lors d’une journée d’étude sur la sécurité dans le bâtiment organisée par le conseil local de l’Ordre des architectes en collaboration avec la direction locale de la protection civile, Lila Bouterfa, présidente du Conseil, a insisté sur la nécessité de mettre à la disposition de l’ensemble des intervenants dans le secteur du bâtiment, les normes et règlements régissant la sécurité des édifices.
Il est également important, a-t-elle ajouté, «d’agir pour une meilleure compréhension des textes en vigueur, en prenant en considération l’expérience et le vécu sur le terrain du corps de la protection civile, pour leur prise en compte dans l’élaboration des projets d’études par les architectes».
M. Saadi Ait Chikh, architecte, a relevé qu’avec l’ambitieux programmenational de construction d’édifices publics et d’habitations, il est impératif de réfléchir à concevoir un cadre bâti de qualité répondant aux normes sécuritaires.
«Les architectes travaillent selon une loi qui date de 1976 et qui ne répond plus aux exigences de sécurité actuelles», a-t-il observé.
La nécessité d’intégrer le volet sécurité dans le cursus universitaire de l’architecte ainsi que la création de bureaux d’études spécialisés dans ce domaine pour épauler les architectes dans leur mission ont été aussi mis en exergue par plusieurs participants à cette journée qui a regroupé des architectes de plusieurs wilayas du centre dont Msila, Sétif, Alger et Bordj Bou Arreridj.
Le directeur de la protection civile, le colonel Mohamedi Brahim, a indiqué, pour sa part, que les architectes doivent avoir les mêmes données de travail que celles appliquées par la protection civile et être en harmonie avec les lois qui sont actualisées, ce qui évitera des retards dans la réalisation des projets.
«L’avis favorable pour certains dossiers est retardé pour des besoins d’application de la réglementation, car quand celle-ci n’est pas respectée, et que le projet est en cours de réalisation, le maître de l’ouvrage sera contraint de faire des modifications coûteuses», a-t-il observé.
A la fin des travaux, les participants ont souhaité la mise en place, par les pouvoirs publics, de comités de contrôle des dispositifs de prévention des risques et le maintien des dispositifs de sécurité mis en place dans les édifices déjà réalisés.