Société

Forum social de Tunis: Les Mouvements sociaux pour l’auto-détermination des peuples

Publié par dknews le 31-03-2015, 18h30 | 41
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Les mouvements sociaux ayant pris part au forum social mondial de Tunis ont affirmé défendre la souveraineté et à l’auto-détermination des peuples tout en exigeant des réparations aux victimes du colonialisme.

Dans une déclaration rendue publique à l'issue du forum social mondial de Tunis 2015 qui s'est tenu du 24 au 28 mars, l’assemblée des mouvements sociaux a souligné défendre le droit à la souveraineté et à l’auto-détermination des peuples, exigeant des réparations pour tous les peuples du monde victimes du colonialisme. 

Ils ont également déclaré être contre la violence envers les femmes, «exercée régulièrement dans les territoires occupés militairement, mais aussi contre la violence dont souffrent les femmes quand elles sont criminalisées parce qu’elles participent activement aux luttes sociales».

Les mouvements sociaux ont précisé que leur réunion au Forum de Tunis avait pour objectif de «construire un agenda commun de luttes contre le capitalisme, l’impérialisme, le patriarcat, le racisme et toutes les formes de discrimination et d’oppression».

«Nous dénonçons l’installation des bases militaires étrangères pour fomenter des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles et promouvoir des dictatures en divers endroits du monde», ont-t-ils soutenu dans leur déclaration.

Ils ont aussi dénoncé ce qu'ils ont qualifié de «faux discours» sur la défense des droits humains et des combats aux intégrismes, qui sont «souvent utilisés pour justifier les interventions militaires», selon eux.

Par ailleurs, la déclaration a abordé les médias pour signifier que les mouvements sociaux sont pour «la démocratisation des médias de masse et la construction de médias alternatifs, qui sont fondamentales pour faire renverser la logique capitaliste».

«Nous luttons pour la liberté de nous organiser dans des syndicats, des mouvements sociaux, des associations et toutes autres formes de résistance pacifique, et nous dénonçons l´intensification de la répression contre les peuples rebelles, les arrestations, emprisonnements et assassinats des activistes, des étudiants et des journalistes», a encore souligné la déclaration.

D'autre part, les mouvements sociaux ont affirmé qu'il était possible de construire une mondialisation «d’un autre type fondée la solidarité et la liberté de circulation pour tous les êtres humains».

Tout en se déclarant pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire, les mouvements sociaux ont relevé que le réchauffement de la planète «est le résultat du système capitaliste de production, distribution et de consommation».

«Les transnationales, les institutions financières internationales et les gouvernements qui sont à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à effet de serre», ont-ils dit, dénonçant ce qu'ils ont appelé «l’économie verte» qui, selon eux, propose de «fausses solutions» à la «crise climatique» tel que les agrocarburants et les organismes génétiquement modifiés.

Pour les mouvements sociaux, les peuples «du monde entier» subissent aujourd’hui «l’aggravation d’une crise profonde du capitalisme dans laquelle les sociétés privées transnationales, les banques, les conglomérats médiatiques, les institutions financières internationales cherchent à accroître leurs profits au prix d’une politique interventionniste et néo-colonialiste, avec la complicité des gouvernements libéraux».

«Ces politiques néolibérales affectent lourdement à la fois les pays du Sud et les pays du Nord, augmentent les migrations, les déplacements forcés, les délogements, l’endettement et les inégalités sociales.

Elles renforcent le conservatisme et le contrôle sur le corps et la vie des femmes», selon ces mouvements. Ils ont également affirmé lutter «contre les transnationales et le système financier (FMI, BM et OMC), principaux agents du système capitaliste, qui privatisent la vie, les services publics et les biens communs comme l’eau, l’air, la terre, les semences, les ressources minérales, promeuvent les guerres, violent les droits humains et pillent les ressources», selon ces mouvements.

Ils ont, à cette occasion, appelé à «une grande mobilisation» sur le climat au mois de décembre 2015 à Paris en marge de la conférence les nations unies sur les changements climatiques (COP21). 

«Faisons de 2015 l’année des mobilisations des mouvements sociaux partout dans le monde pour la justice climatique», ont-ils conclu.

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