Avec du recul et donc quatre jours après la désillusion de voir l'Algérie privée d'organiser la Coupe d'Afrique des Nations 2017, mercredi dernier, par la CAF dans des circonstances anti sportives, le ministre des Sports Mohamed Tahmi qui a été invité, hier, au Forum de l'Organisation des journalistes sportifs algériens (ONJSA), a avoué qu' »Il n'y a pas eu de transparence dans la désignation.... ».
Mais, là, tout le monde le sait dans la mesure où dans de pareils circonstance de choix démocratiques où tous les candidats sont au même pied d'égalité, les responsables concernés par le choix doivent annoncer les résultats du scrutin avec chiffres à l'appui. Ce que la CAF n'a pas annoncé jusqu'à aujourd'hui.
De plus, les responsables concernés devraient également préciser les critères des choix comme ce fut le cas lors des dernières désignations pour les CAN 2019, 2021 et 2023. Bien que pour cette dernière CAN 2023 confiée à la Guinée a été également anti sportive car ce cas n'était pas prévu dans l'ordre du jour d'autant qu'il n y avait pas lancement de procédures des candidatures.
Ainsi et pour revenir à la désignation du Gabon pour la Can 2017, d'aucuns observateurs et spécialistes reconnaissent que le dossier Algérien était le plus complet et surtout imbattable sur le terrain de la légalité. En course avec le Gabon et le Ghana, après le retrait de l'Egypte, l'Algérie avait espéré être le pays hôte de cette 31e édition, tablant notamment sur un dossier de candidature qualifié de "solide" par les responsables algériens.
Selon les observateurs, la désignation du Gabon, qui avait déjà abrité le tournoi en co-organisation en 2012 avec la Guinée équatoriale, constitue une "véritable surprise" au vu des indicateurs qui plaçaient l'Algérie en favorite. C'est ainsi donc qu'hier, le ministre des sports, Mohamed Tahmi qui était présent au Caire a confié que "tout s'est joué d'avance" dans l'attribution la Coupe d'Afrique des nations 2017 au Gabon. Plus explicite le ministre précise que la candidature de l'Algérie a "mis à nu un dysfonctionnement" au sein de la Confédération africaine de football.
On se rappelle cette déclaration à la mi février du président du COA, Mustapha Berraf annonçant que l'Algérie n'aurait pas la CAN 2017 et c'est le Gabon qui est déjà désigné. Ce qui a d'ailleurs était démenti par le ministre car ayant vraiment cru aux paroles donnés par les responsables de la CAF.
Et c'est ainsi que le ministre a ajouté que "Certes nous avions eu auparavant des échos que le Gabon allait être choisi comme pays hôte, mais nous avons tenu à rester dans la course, après avoir réagi puis reçu des garanties de la CAF que le scrutin allait se dérouler dans les règles.
Finalement ça n'a pas été le cas", a encore expliqué le ministre. Le ministre a estimé qu'"Aujourd'hui, nous sommes pris dans un sentiment de révolte. On a été abusé", avant d'ajouter qu"on n'a pas de regret d'être aller au bout de l'opération (désignation du pays hôte, ndlr), parce que notre démarche a mis à nu un dysfonctionnement au sein de la CAF concernant l'attribution de l'organisation des compétitions continentales".
Pour M. Tahmi, la perte de l'organisation de la CAN-2017 "ne va pas nous détourner de la droiture et du respect des lois".Enfin et concernant la suite à donner à cette situation du fait accompli, le ministre des Sports, Mohamed Tahmi fait remarquer qu' "Il n'y a pas de possibilité réglementaire de recours » avant de préciser que « C'est à notre Fédération de réagir, mais pas dans la précipitation. Il faudra user des moyens légaux, dans le respect des lois et de l'éthique", a-t-il conclu.