L'or est resté stable cette semaine, soutenu par un dollar quelque peu affaibli par des indicateurs américains décevants, ce qui pourrait repousser l'échéance d'une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) dans les prochains mois.
Le métal jaune est tombé mardi à son plus bas niveau en deux semaines, à 1.184,03 dollars l'once, mais s'est ensuite repris, s'échangeant autour du seuil psychologique de 1.200 dollars l'once.
La relative faiblesse du dollar a redonné le moral aux férus de métaux précieux, selon plusieurs analystes, même si l'or peine à rebondir fermement. Le billet vert a été lesté cette semaine par des indicateurs américains décevants.
Or, un dollar faible a tendance à rendre les matières premières libellées dans cette monnaie plus attrayantes pour les acheteurs munis d'autres devises. Le dollar s'était fortement apprécié ces derniers mois grâce aux anticipations d'un relèvement des taux d'intérêt américains restés proches de zéro depuis plus de six ans.
L'argent a suivi le métal jaune dans son sillage, et a atteint mardi son minimum en deux semaines, à 16,00 dollars l'once. Du côté des platinoïdes, le palladium s'est nettement repris en début de semaine, grimpant lundi à son plus haut niveau en un mois.
Le platine a, quant à lui, poursuivit sa stabilisation. La hausse des ventes de voitures en Europe devrait soutenir les cours de ces métaux utilisés dans l'industrie automobile pour la fabrication de pots catalytiques,(ont augmenté de 10,6% en mars.
Sur le London Bullion Market, l'once d'or a terminé à 1.203,35 dollars vendredi au fixing du soir, contre 1.182,75 dollars le vendredi précédent. L'once d'argent a clôturé à 16,36 dollars, contre 16,30 dollars il y a sept jours.
Sur le London Platinum and Palladium Market, l'once de platine a fini à 1.161 dollars, contre 1.205 dollars sept jours plus tôt. L'once de palladium a terminé pour sa part stable à 777 dollars.