L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf a brièvement comparu devant la justice mardi à Islamabad pour une affaire de «haute trahison», ont rapporté des médias.
M. Musharraf est accusé de «haute trahison», crime passible de la peine de mort, pour avoir imposé l'état d'urgence et suspendu la Constitution en 2007. Selon les médias, dès l'ouverture de l'audience au tribunal spécial chargé de le juger dans la capitale pakistanaise, le juge Faisal Arab a signifié à l'accusé que la cour allait l'inculper.
Mais un avocat de Musharraf, Anwar Mansoor, s'y est opposé, estimant l'inculpation impossible à ce stade car la défense a contesté en justice le droit du tribunal à juger son client et que cette procédure est toujours en cours. Les avocats de Musharraf estiment en effet que s'il doit être jugé, cela doit être fait par un tribunal militaire.
Le juge a répondu que le tribunal se prononcerait ce vendredi sur cette question de juridiction, et mis fin à l'audience. M. Musharraf avait auparavant déclaré ne pas reconnaître la légitimité de ce tribunal spécial, qualifiant la procédure de «vendetta personnelle» car initiée par le Premier ministre Nawaz Sharif, qu'il avait renversé en 1999 lors d'un coup d'Etat sans effusion de sang.
Ses avocats avaient tenté ces dernières semaines de convaincre la justice de le laisser partir à l'étranger pour suivre des traitements, sur la foi notamment d'un rapport médical indiquant qu'il souffrait d'une maladie coronarienne.