Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales s’attèle à élaborer un site électronique pour valoriser les expériences réussies à travers le territoire national dans le domaine de la démocratie participative a-t-on appris jeudi à Oran du directeur général des libertés et des affaires juridiques de ce département ministériel.
En présidant une rencontre sur les mécanismes de la démocratie participative, Mohamed Talbi a expliqué que ce site Internet devant être mis en service prochainement «mettra en valeur les nombreuses expériences réussies en matière de démocratie participatives afin que les cadres et élus des collectivités locales puissent s’en inspirer».
«Ce site sera également une véritable banque d’information et de données pouvant aider au renforcement de la gestion locale des affaires publiques par le biais d’une implication effective du citoyen à travers la société civile», a-t-il ajouté. Mohamed Talbi a, en outre, appelé à l’exploitation des TIC pour promouvoir la démocratie participative par le recours et l’utilisation des réseaux sociaux et d’Internet, entre autres.
De son côté, le DG des collectivités locales au ministère de l’Intérieur, Azzedine Belkacem Nacer a souligné que l’instauration de la démocratie participative constitue la concrétisation d’un principe constitutionnel. Il a souligné toute l’importance qu’accorde le Président Abdelaziz Bouteflika à ce projet. L’orateur a estimé que la participation du citoyen dans l’acte de gestion est une condition pour une relance du développement. «La démocratie participative est complémentaire à la démocratie représentative», a-t-il ajouté.
Pour sa part, le commandant des scouts algériens, Mohamed Boualeg a indiqué que la démocratie participative «est un acquis supplémentaire au processus démocratique national». En outre, il a mis en exergue l’importance de la transparence comme essence d’une bonne gouvernance.
Cette rencontre, la première du genre d’une série de réunions devant être tenues dans différentes régions du pays, a vu la participation de responsables centraux du MICL ainsi que des représentants du ministère de l’Enseignement Supérieur et celui de la Solidarité nationale, en plus des élus et représentants du mouvement associatif de la wilaya d’Oran.
Un débat fructueux a suivi les interventions des responsables centraux du MICL. Plusieurs propositions ont été faites comme la mise en place d’assemblées consultatives au niveau des communales et de la wilaya. Celles-ci seront ouvertes à la société civile par le biais des associations et comités de quartiers.