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Lutte contre la radicalisation dans le Sahel Volonté des Etats de la sous-région de faire face au fléau

Publié par dknews le 20-05-2015, 20h26 | 20
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L'adoption par les Etats du G5 du Sahel de la déclaration sur la lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent, à l'issue d'une Réunion de Haut-niveau tenue récemment à Niamey (Niger), a été favorablement accueillie par l'Onu, qui la qualifiée de "réel espoir pour lutter contre ces fléaux".

L'Envoyée Spéciale du Secrétaire général de l'Onu pour le Sahel, Hiroute Guebre Sellassie, a affirmé que ces Etats de la déclaration sur la lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent au Sahel, affirmant que "cet acte traduit la volonté des Etats du sahel de faire face à cette problématique régionale en conjuguant leurs efforts, notamment à travers la création d'une
Cellule régionale de prévention de la radicalisation abritée au sein du Secrétariat Permanent du G5 Sahel, avec l'appui des Nations Unies."

"La volonté et l'engagement des pays du G5 Sahel tels qu’ils ont été exprimés durant les travaux de cette réunion, sont un réel espoir pour lutter contre ces fléaux qui gangrènent les pays de la région et empêchent leur développement", a souligné Mme Sellassie.

Elle a appelé "tous les pays membres du G5 Sahel, les partenaires régionaux et internationaux, ainsi que les acteurs de la société civile, à redoubler leurs efforts et à maintenir leur engagement à lutter pour une sécurité durable et la prévention de toute forme de radicalisation dans la région du Sahel", réitérant l'engagement continu de l'Onu à soutenir ces pays dans leurs efforts de préserver un environnement de paix et de développement durable, notamment à travers la mise en £uvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel."

La religion, facteur de développement et de paix
Dans ce sens, les ministres en charge de la Sécurité et des Affaires religieuses des pays du G5 du Sahel ont estimé que "la religion est un facteur de développement et de paix quand elle n'est pas traitée comme une question marginale à travers des prismes qui favorisent les courants radicaux", insistant sur la mise en place de moyens et actions nécessaires pour faire face au défis de la radicalisation.

Ils se sont, par ailleurs, félicités de la participation active des responsables en charge de la sécurité et des affaires religieuses, et divers partenaires régionaux et internationaux durant les travaux. Considérant que les problèmes liés à la sécurité, notamment celui de la radicalisation et de l'extrémisme violent, sont intrinsèquement subordonnés à un meilleur développement socio-économique, ainsi qu'à un programme de prévention impliquant tous les acteurs institutionnels et ceux de la société civile, les ministres on réaffirmé "l'importance des approches transversales coordonnées et concertées entres les pays du G5 Sahel et leurs partenaires régionaux et internationaux pour prévenir la radicalisation."

Soulignant la nécessité d'agir vite pour lutter contre le phénomène de la radicalisation et son corollaire l'extrémisme violent qui menace la stabilité de la région du Sahel, les ministres des pays du G5 ont souligné l'importance d'adopter une vision et une action coordonnée et efficace impliquant tous les acteurs et partenaires dans la région, pour prévenir et combattre la radicalisation et l'extrémisme violent et favoriser la dérationalisation, notamment à travers des mesures concrètes sur le terrain.
Lutter contre la radicalisations et l'extrémisme

A l'issue de la réunion de haut niveau, un certain nombre de mesures ont été adoptés pour contrer et faire face à ces fléaux destructeurs, la radicalisations et l'extrémisme, en appelant la société civile sahélienne, notamment les institutions religieuses, les chefferies traditionnelles et les organisations des femmes et des jeunes, de soutenir l'action des Etats-membres pour traduire en actions le contenu de cette déclaration relative à la lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent.

Dans ce sens, les participants ont affirmé que cette lutte passe par la mise en place, au sein du Secrétariat permanent du G5 Sahel, d'une Cellule régionale de prévention de la radicalisation, et le renforcement et l'harmonisation des cadres juridiques relatifs.

Pour enrayer ces fléaux de la région, les ministres ont noté qu'il faut mener "des campagnes de sensibilisation des populations sur le danger de la radicalisation, le contrôle des flux financiers susceptibles d'alimenter la radicalisation, la mis en place des mécanismes régionaux d'analyse contextuelle et d'alerte précoce et par la mise en place des cadres de dialogue culturel et religieux."

Ils ont notamment souligné l'importance de "la promotion de la tolérance, la paix et la stabilité par le dialogue intra et inter-religieux et l'encadrement et la formalisation de l'éducation confessionnelle en promouvant son intégration dans le système éducatif des Etats du Sahel", lançant un appel pour la promotion et la participation des femmes et de la société civile dans ce projet.

Ont pris part à ces assises, Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad, pour la région du Sahel, avec la participation de la France, l'Espagne, l'Egypte, le Sénégal, l'Arabie saoudite, le Qatar et de l'Union européenne (UE).

La rencontre était organisée à l'initiative du G5 du Sahel en collaboration avec les Nation Unies avec pour objectif de faciliter la communication entre les autorités de l'Etat responsable des Affaires religieuses pour l'échange des expériences entre les pays partenaires dans la lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent.
 

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