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Les Véritables enjeux de l'heure

Publié par DK News le 18-02-2014, 20h08 | 33
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Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a appelé mardi les citoyens à prendre conscience des dangers de déstabilisation que pourraient générer les thèses sur l'existence de supposés conflits entre les institutions de l'Etat et à situer les véritables enjeux de l'heure.

Dans une déclaration rendue publique à l'occasion de la célébration de la journée nationale du chahid, le président Bouteflika est revenu sur ce qui a focalisé, ces derniers jours, l'opinion publique nationale, au sujet des lectures suscitées par des propos de personnalités politiques et d'informations publiées par la presse sur ce que médias et acteurs politiques ont inscrit dans le registre de «divergences» entre les démembrements de l'Etat. 

Tout ce qui a été dit et écrit sur les supposés conflits entre la présidence de la République et d'autres institutions, au sein du ministère de la Défense nationale et entre des composantes de l'Armée nationale populaire elle-même, doit être perçu sous l'angle stricto sensu de la déstabilisation du pays, a souligné M. Bouteflika. Celle-ci passe, selon ses initiateurs, par un affaiblissement de l'Etat national au moyen de procédés qui empruntent à l'instrumentalisation des faits et à l'intoxication, explique encore le chef de l'Etat.

La confusion entretenue sciemment et alimentée par des «vecteurs hostiles», poursuit le président Bouteflika, tend à tétaniser la société par l'installation d'un climat de psychose avec pour objectif de porter un coup à la cohésion nationale qui charpente à la fois le tissu social et les différentes institutions de l'Etat, un Etat qui se construit grâce au concours de toutes ses composantes, après avoir repoussé l'agression terroriste, a dit le président Bouteflika.

L'opération, pour tentaculaire qu'elle soit, qui s'est drapée, en la circonstance, de commentaires et d'opinions, inspirés par des «vecteurs hostiles», vise, selon le chef de l'Etat, l'affaiblissement des systèmes de défense et de sécurité nationales et, conséquemment, à porter atteinte à la stabilité du pays. Le président de la République a, par ailleurs, procédé aux clarifications nécessaires pour situer les véritables enjeux. Il ne s'est jamais agi de réprimer des opinions, au demeurant, consacrées par la Constitution, note le chef de l'Etat, mais il y a lieu de faire la part des choses dans un contexte marqué par la surenchère politique, par les tentatives de brouillage à l'approche de la présidentielle et les agressions contre l'Etat national, précise-t-il. 

L'effort de clarification a concerné également le fonctionnement de l'appareil de sécurité nationale, ses missions et ses relations avec les autres services. Sa configuration, ses règles et son champ d'intervention sont régis par des textes réglementaires, fait observer le chef de l'Etat pour qui la doctrine de défense nationale est définie tant au niveau de l'Etat qu'au sein du ministère de la Défense nationale.

Le président de la République est revenu sur la restructuration du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), opérée en 2006, obéissant, a-t-il dit, à des besoins et à des adaptations, inscrites dans la normalité des choses.

Pourquoi de telles restructurations ne sont pas perçues ailleurs comme le résultat de crise entre les institutions de l'Etat et devraient-elles être analysées sous ce prisme chez nous, s'interroge le chef de l'Etat comme pour souligner le caractère sournois et intéressé de leurs commentaires . «Le Département du renseignement et de la sécurité, partie intégrante du ministère de la Défense nationale, reste pleinement mobilisé pour la bonne exécution des missions qui lui incombent, à l'instar des autres composantes de l'Armée nationale populaire», rappelle le président de la République. 

Clarifiant les enjeux et recentrant les débats autour de l'essentiel, le chef de l'Etat a rappelé encore une fois que «nul n'est en droit de régler ses comptes personnels au détriment des intérêts suprêmes de la nation tant à l'intérieur qu'à l'extérieur» du pays, précisant que «l'heure n'est plus à l'insulte ni aux invectives».

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