Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé samedi, lors d'une visite à Hanoï, que la «première priorité» était de sauver les vies des milliers de migrants en perdition en mer dans le Sud-Est asiatique.
M. Ban a émis l'espoir que les pays de la région s'attaqueraient aux «racines» à l'origine de l'exode des Rohingyas, minorité persécutée en Birmanie, et de Bangladais fuyant la misère, lors d'une conférence régionale prévue en Thaïlande le 29 mai. «Mais lorsque les gens sont à la dérive en mer, la première priorité est d'aller à leur recherche, de les sauver et de leur fournir une assistance humanitaire», a déclaré le secrétaire général de l'ONU aux journalistes.
Selon l'ONU, des milliers de personnes sont en perdition dans le golfe du Bengale alors et que la mousson approche. Le secrétaire général a indiqué avoir eu des discussions récentes avec les dirigeants thaïlandais, malaisiens et birmans et appelé «à s'attaquer de façon claire aux racines de ce problème, pourquoi les gens fuient». Il a également appelé les pays de la région à «ne pas refouler» les migrants.
Depuis mercredi, la pression internationale et les terribles images des naufragés diffusées par les médias ont poussé plusieurs pays de la région à assouplir leur politique.La Malaisie et l'Indonésie ont ainsi arrêté de repousser les bateaux de migrants. La Birmanie est pour sa part soumise à une pression internationale qui s'intensifie pour améliorer les conditions de la minorité Rohingya afin de mettre fin à leur exode en mer.
Ban Ki-moon appelle à combattre la perte de diversité biologique
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé à combattre la perte de diversité biologique «par une action mondiale», à l'occasion de la Journée internationale de la diversité biologique, qui est célébrée le 22 mai.
«La diversité des formes de vie présentes sur terre est essentielle pour le bien-être des générations actuelles et futures. La préservation, la restauration et l'utilisation durable de la biodiversité peuvent contribuer à résoudre toute une série de problèmes de société», a déclaré M. Ban dans un communiqué. Selon l'ONU, plus de 3 milliards d'individus dépendent de la biodiversité marine et côtière et 1,6 milliard de personnes comptent sur les forêts et les produits forestiers non ligneux pour trouver leurs moyens de subsistance.
La dégradation des habitats et la perte de biodiversité menacent les moyens de subsistance de plus d'un milliard de personnes vivant sur des terres sèches et subhumides. «La protection des écosystèmes et l'accès des groupes de population pauvres et vulnérables aux services éco- systémiques ont un rôle déterminant à jouer dans l'élimination de l'extrême pauvreté et de la faim», a indiqué M.Ban.
«La réduction de la déforestation et de la dégradation des terres, de même que l'accroissement des stocks de carbone dans les forêts, les zones arides, les pâturages et les terres cultivées, sont des facteurs de progrès économique et social non négligeables et un moyen peu coûteux d'atténuer les effets des changements climatiques», a-t-il souligné.