Les participants à la 3e réunion des leaders et des chefs de partis politiques et activistes libyens ont affirmé jeudi à Alger la nécessité de parvenir dans les plus brefs délais à une solution politique à la crise libyenne qui connaît ses derniers temps une recrudescence alarmante de la menace terroriste.
Dans une déclaration à l'APS en marge de cette 3e réunion, l'ancien ministre de la Planification dans le gouvernement provisoire et représentant du secteur privé en Libye, Aissa al Tawajir, a indiqué que la rencontre de mercredi et jeudi en Algérie «confirme la volonté de s'engager dans le dialogue et incite les parties libyennes à tenir des rencontres en face à face».
La question relative à la lutte contre le terrorisme a été le principal point débattu durant la réunion, a précisé l'intervenant qui a relevé qu'une partie du centre de la Libye était contrôlée par des extrémistes armés.
A une question sur les institution sécuritaires et militaires, M. al Tawajir a indiqué que l'accent a été mis sur l'importance de définir clairement les mécanismes dans la quatrième mouture outre la question liée à la formation du gouvernement. L'envoyé spécial de l'ONU en Libye s'est engagé à prendre en compte ses observations, a-t-il ajouté.
«Nous gadons l'espoir. Les représentants de la société civile et des partis politiques ont convenu de l'impératif de trouver une solution dans les plus brefs délais», a-t-il souligné. Pour sa part, le conseiller politique du président du Parlement de Tobrouk, Abdellah Athamna, a estimé que les «parties libyennes ne sont pas toutes conscientes du danger du terrorisme en Libye».
«Il est impératif aujourd'hui de parvenir à une solution eu égard à la recrudescence de la menace terroriste en Libye et de ses conséquences sur les pays voisins», a souligné le responsable, ajoutant que les participants «ont mis l'accent sur l'importance de définir les critères et les caractéristiques du nouveau gouvernement».
A une question sur les chances de réussite du dialogue inter-libyen, M. Athamna «s'est dit optimiste à ce sujet bien que la menace terroriste, selon lui, est plus grande que les concessions des parties libyennes». De son côté, le représentant du parti du Front national, Seif al Nasr Abou Adjila, a indiqué que les parties libyennes «sont parvenu à un accord sur plusieurs points relatifs à la 3ème mouture».
«La mouture précédente été une déception et ses résultats ne reflétaient pas le déroulement du dialogue qui avait débuté depuis décembre dernier. «Je crois qu'on a dépassé cette étape et notre objectif aujourd'hui est de nous mettre d'accord sur une quatrième mouture à même de regrouper toutes les parties politiques. La solution politique n'est pas la solution en elle même, mais c'est le début de la solution», a t il indiqué.
Pour M.Bouadjila,»La quatrième mouture de l'avant projet d'accord, doit être la dernière ainsi que ce round du dialogue interlibyen, qui doit être le dernier».«L'aboutissement à cet accord est essentiel pour préparer la voie à la formation d'un gouvernement libyen d'union nationale pour faire face aux défis», qui se posent aujourd'hui, plus que jamais, à la Libye notamment avec la montée de la menace terroriste qui prévaut dans certaines régions», a souligné M.Bouadjila.
En réponse à une question sur la lutte contre le terrorisme en Libye qui a atteint des proportions inquiétantes dernièrement, M.Bouadjila a indiqué que «les participants ont examiné le défi du terrorisme qui constitue une réalité amère qui se pose aux libyens et à la région en général».
Les travaux de cette réunion du dialogue interlibyen, regroupant des leaders et des chefs de partis politiques et activistes libyens, ont été clôturés jeudi à Alger, sous l'égide de l'ONU en présence du ministre des Affaires maghrébines, de l'Union Africaine et de la ligue arabe, Abdelkader Messahel.
Cette troisième réunion, tenue dans le cadre du processus de dialogue lancé par la mission des Nations unies à Alger depuis le mois de mars dernier, a été sanctionnée par une déclaration, constituant un appel des participants pour le retour de la paix et de la réconciliation en Libye notamment par la mise en place d'un gouvernement libyen d'union nationale.