Actualité

Selon des avocats : La présence d'Abdelmoumene Khelifa au procès «n’a pas permis les révélations attendues»

Publié par DK News le 08-06-2015, 18h49 | 55
|

Les avocats ayant plaidé la cause de leurs mandants dans le cadre du procès Khalifa ont affirmé, lundi au tribunal criminel près la cour de Blida, que la présence de Rafik Abdelmoumene Khelifa n’avait pas permis «les révélations attendues vu le silence observé par l’accusé principal» dans l’affaire.

«Abdelmoumene Khelifa qui est présent dans ce présent procès n’a rien révélé, alors qu’il déclarait des choses en 2007 loin du procès», a relevé Me Khaled Bourayou dans la séance des plaidoiries.
Le même avocat a exprimé son regret de constater que «le procès soit tourné vers les bénéficiaires des cartes du centre de thalassothérapie et de billetterie d’avion», passant, selon lui, «à coté d’un véritable procès».

Pour le cas de son client, Issir Idir, l’avocat a déclaré que ce dernier «n’avait pas signé l’acte hypothécaire des biens de la famille Khelifa qui a permis la création de Khalifa Bank». Il a ajouté que les deux actes ne contenaient pas de cachets jusqu’au 30 mars 2005, révélant que les deux documents «devenaient subitement cachetés». Parlant à ce propos, d’une «machination» contre son client, il a fait état d’une «falsification de documents», car, a-t-il expliqué, «les documents ont été signés par un cachet bleu alors que les règles de procédures exigent un cachet rouge».

Me Bourayou a évoqué, à cet effet, l’expertise internationale, qui a affirmé, selon lui, que les documents originaux ne portaient pas de cachets. Portant un jugement sur les conditions dans lesquelles s’est déroulé le procès, Me Miloud Brahimi a qualifié de «rayon de lumière» le passage du liquidateur, qui a parlé de «désastre», regrettant que Badsi Moncef «n’ait pas cité de responsabilités».

Dans la plaidoirie de ses mandants (Reda Rahal - PDG d'ENAGEO- et Djamel Guelimi -bras droit de Moumene Khelifa), l’avocat a insisté auprès du président de la séance, pour «une application sereine de la loi», critiquant ainsi le chef l’accusation portant sur la création d'une «association de malfaiteurs».

Me Brahimi s’est interrogé sur la signification d’»une association de malfaiteurs» du point de vue de la loi. S’agissant de l’accusation évoquant «abus de confiance» retenue contre Djamel Guelimi, l’avocat déclare avoir «accompli des efforts pour retrouver une preuve matérielle de cet abus de confiance, mais sans succès». Il a alors qualifié l’accusation de «mystérieuse».

A propos de la peine requise la veille par le procureur de la République contre Guelimi, Me Brahimi a soutenu qu’«s’agit d’une entreprise de destruction de l’individu», appelant le juge à «reconsidérer la peine».Me Brahimi s’est étonné, par ailleurs que les peines requises dans le procès en cours dépassent celles prononcées en 2007.

Pour sa part, Me Bouchena Hocine qui plaidait la cause de Tchoulak Mohamed et Zamoum Zinedine, de la Mutualité des postes et des télécommunications, a axé son intervention sur le statut de la mutualité ainsi que sur la provenance de son argent.Mettant en évidence le caractère «non lucratif» de la mutualité, l’avocat estime que la loi «ne lui interdit pas de bénéficier de donations».

Sur la base du statut de la mutualité, Me Bouchena soutient que «la mutualité ne peut pas être accusée, mais plutôt une victime».Le même intervenant ajoute que l’accusation «manquait de base juridique».

Plaidant pour l’accusé Laouche Boualem, ancien conseiller juridique auprès de Khalifa Bank, l’avocat Samir Sidi Saïd, a estimé que son client «avait exercé dans une banque agréée et non pas au profit d’une «association de malfaiteurs». Pour sa part, l’avocat Belkhitar Abdelhafid, qui de la défense de Mohand Ouandjeli, a soutenu que «des accusations erronées ne peuvent générer que des jugements injustes».

 

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.