L'Insee s'attend à une accélération de la croissance en 2015 en France après trois années «ternes» et se montre plus optimiste que le gouvernement, calmant toutefois ses espoirs sur une baisse du chômage.
Dans sa nouvelle note de conjoncture publiée jeudi, l'Institut national de la statistique et des études économiques anticipe une croissance du produit intérieur brut (PIB) «relativement soutenue d'ici fin 2015», avec + 0,3 % aux deuxième et troisième trimestres, puis + 0,4 % au quatrième.
Ce qui mène à une croissance moyenne annuelle de 1,2 % pour 2015, une «nette accélération» après «trois années très ternes» ayant connu une hausse du PIB de + 0,4 % par an en moyenne.
Ce pronostic rejoint la prévision de la Banque de France publiée début juin et conforte le gouvernement qui table toujours officiellement sur 1% de croissance en 2015, même s'il a laissé entendre qu'il n'excluait pas un chiffre plus élevé au final. selon l’AFP.«L'Insee confirme que la France est clairement entrée dans une phase de reprise de l'activité», s'est félicité Michel Sapin.
«En prévoyant une croissance supérieure à 1 % cette année, l'Insee confirme que la France est clairement entrée dans une phase de reprise de l'activité», s'est félicité le ministre des Finances Michel Sapin. Mais, même si ces chiffres détonnent par rapport aux dernières années, «le PIB ne retrouverait toutefois pas la croissance de 2010 (+ 1,9 %) et 2011 (+ 2,1 %), essentiellement du fait d'un redémarrage encore modeste de l'investissement des entreprises (+ 1 % en 2015 contre + 4 % en moyenne en 2010 et 2011) et du fort recul de celui des ménages (- 4,7 % en 2015 contre + 1,5 % en 2010 et + 1 % en 2011)», tempère l'Insee.
Par ailleurs, l'Insee s'attend à ce que l'économie française ait pris un rythme de croissance de 1,6% fin 2015 sur un an, «une croissance suffisante pour commencer à entraîner celle de l'emploi et à stabiliser le chômage», selon Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture. Selon le point.fr.
Le gouvernement prévoit «1.7% de croissance pour 2016», et «peut-être même une pente plus importante», a déclaré vendredi le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen qui s'est également réjoui de la prévision de 1,2% établie par l'Insee pour 2015.
Le gouvernement prévoit «1.7% de croissance pour 2016», et «peut-être même une pente plus importante» pour le secrétaire d'Etat, qui note cependant qu'il «peut y avoir des accidents aussi», a déclaré M. Le Guen sur iTELE.En avril, la France avait abaissé ses prévisions de croissance pour 2016 et 2017, à 1,5% au lieu de 1,7% et 1,9% prévus jusque-là.
Pour M. Le Guen, l'annonce de croissance de 1.2% en 2015 alors que le gouvernement prévoyait 1% est «le résultat des efforts qu'ont fait les Français et le gouvernement depuis deux, trois ans». «Les choses sont en train de monter de façon positive», a-t-il dit.
Interrogé sur l'emploi, l'ancien député de Paris a assuré que «la courbe du chômage allait s'inverser dans les mois qui viennent», ajoutant que même si «la croissance ne porte pas autant d'emplois que jadis», «les surplus de croissance iront à l'emploi». «Il y a une dynamique» a déclaré M. Le Guen.
M. Le Guen a jugé que la croissance était due à l'investissement, «avant même les efforts de la réforme Macron», qui sera appliquée «dès début août». Il a ajouté que le gouvernement voulait «accélérer» sur la loi Macron, en comparant la réforme à «un symbole de la reconquête de notre économie».