Le club le plus titré d'Algérie et symbole de toute une région, la JS Kabylie, connait depuis quelques temps une situation inédite dans la mesure où un bras de fer oppose comité de sauvegarde de la JSK et le président de l'équipe Mohand Cherif Hannachi pour la destitution de ce dernier.
Au moment où les joueurs s'apprêtent à rejoindre Hammam Bourguiba en Tunisie pour un stage loin des pressions et de cette situation délicate, d'aucuns, fans de l'équipe, observateurs ou spécialiste se questionnent comment va se terminer ce bras de fer entre le comité de sauvegarde de ce club prestigieux et historique et le président actuel de la JSK Hannachi qui poursuit sa gestion de la Sspa le plus normalement du monde.
Après que la JSK s'est retrouvé en train de jouer la relégation à l'issue de la saison é «coulée, des supporters puis des anciens joueurs se sont élevés contre la gestion du boss de la JSK. Des marches ont été organisées pour demander à Hannachi de quitter la tête de la SSPA, en vain.
Ainsi, un comité de sauvegarde de la JSK voit le jour et tente depuis de destituer Hannachi. Mieux encore, ce comité de sauvegarde a annoncé, à Tizi-Ouzou, qu'il a déposé plainte contre le président de la Jeunesse sportive de Kabylie, Mohand-Cherif Hannachi, pour «usurpation de qualité de président de ce club».
Me Meriem Salah, ancien avocat de la JSK et membre de ce même comité de sauvegarde du club, a annoncé, documents à l'appui, que «depuis trois (3) ans, Hannachi occupe illégalement le poste de président de la JSK». «Cela fait trois ans que Hannachi n'a plus le droit d'occuper le poste de président du conseil d'administration de la JSK», a-t-il indiqué.
«Sur le registre de commerce de la JSK, il est écrit que le président de la société sportive par action (Sspa) est M. Hannachi Mohand Cherif, en sa qualité de président du club sportif amateur (CSA). Or, depuis août 2012, un nouveau président du CSA est élu, donc Hannachi a perdu la qualité de président du CSA et, par conséquent, celle de président du conseil d'administration de la JSK», a expliqué l'avocat.
«Il s'agit, en droit pénal, d'une situation d'usurpation de qualité», a-t-il relevé, signalant que le procureur de la République a été saisi à ce propos par un dépôt de plainte.Il a, en outre, révélé que le modificatif du registre de commerce de la JSK déposé en 2012 «n'a porté que sur l'augmentation du capital de la société».
Me Meriem a observé qu'en plus de cette «usurpation de qualité», Hannachi a continué à gérer les finances de la JSK et à signer des chèques. «Il y a donc lieu de se demander comment la banque accepte de faire passer les chèques signés par Hannachi d'autant plus que ces derniers doivent être signés par deux personnes, à savoir le financier et le président du Conseil d'administration dans le cas présent ?», s'est-il interrogé.
Contacté par l'APS pour avoir sa version des faits, le président de la JSK, Mohand-chérif Hannachi, n'a pas souhaité décrocher son téléphone.Par la suite, le DJS de cette ville s'est saisi lui aussi du dossier sur instruction du ministère de la jeunesse et des sports, décidé à faire toute la lumière sur cette histoire.
D'autre part, la Faf a été également saisie et le président Raouraoua avait reçu des membres du comité de sauvegarde. La FAF qui dispose aussi d'un dossier bien ficelé et d'une requête du comité de sauvegarde a instruit la Ligue de Football Professionnel d'enquêter. A cet effet, «Da Moh» Hannachi a été reçu par Mahfoud Kerbadj samedi dernier au siège de la Ligue.
Le président contesté s'est engagé de ramener les documents qui l'innocentent pour le lendemain, c'est-à-dire dimanche, mais il ne l'a pas fait. Mais, interrogé par le quotidien sportif Compétition, Mohamed Mecherara l'ex-président de la Ligue, a fait comprendre que la démarche du comité de sauvegarde pour virer Hannachi ne risque pas d'avoir d'effet. Il nous expliquera que cette démarche prouve une méconnaissance des lois et que Hannachi était toujours président de la JSK puisque seule le CA peut désigner un autre président.
«Hannachi a été élu par le conseil d'administration, le code de commerce n'a pas d'influence sur ça. Dans son cas, il ne s'agit pas d'un mandat olympique qui expire au bout de 3 ou 4 ans qui sont renouvelables. Là on pourrait dire qu'il n'est pas président, mais dans son cas, Hannachi est en règle et peut se proclamer président légitime de la JSK», précisera bien le membre de la commission juridique de la CAF.
Et donc, ceci explique bien pourquoi Hannachi est toujours président de l'équipe et s'occupe toujours de la gestion de la SSPA. Apparemment, pour que Hannachi ne soit plus président de la JSK, il va falloir réunir les membres du Conseil d'Administration pour ce faire. A moins que ?....