Les prix du pétrole ouvraient relativement stables jeudi en cours d'échanges européens, après la forte baisse induite par la hausse inattendue des stocks de brut américain la veille.
Ce matin le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 62,27 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 26 cents par rapport à la clôture de vendredi.
Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance gagnait 7 cents à 57,03 dollars.
Les prix du pétrole se sont retrouvés sous pression mercredi, perdant près de 2,5% pour le Brent et près de 4% pour le WTI, à cause de la hausse inattendue des stocks américains de brut, après deux mois de baisse continue.
Selon le Département américain de l'énergie (DoE), lors de la semaine achevée le 26 juin, les réserves commerciales de brut ont augmenté de 2,4 millions de barils, à 465,4 millions, alors que les experts interrogés s'attendaient à un repli de 2,5 millions.
Cette augmentation des stocks a principalement résulté d'une hausse des importations de brut, notamment en provenance du Canada mais, selon les analystes, une augmentation de la demande des raffineries américaines a permis de limiter la poussée.
Les cours se reprenaient légèrement ce jeudi, aidés par la forte demande de produits pétroliers aux Etats-Unis, en pleine saison des grands déplacements automobiles estivaux, et au profit d'achats à bon compte. Mais les perspectives à court et moyen terme pour le marché du pétrole restent mitigées.
"Les investisseurs pariant sur une baisse des cours espèrent que l'augmentation de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la hausse des réserves américaines de brut après la saison des déplacements automobiles va permettre aux prix de baisser", expliquait-on.