L’Algérie est insérée dans un monde en pleine évolution et cela implique pour sa part un effort d’adaptation constant. C’est de plus en plus un monde en crise qui demande là aussi prudence et modération dans la démarche à suivre et un regard sur les retombées de nos actions qui sont plus précis, un monde où la pression d’accroit. La situation peut tourner au casse-tête pour l’Etat, et pourtant celui-ci dispose d’éléments de riposte qu’il essaye d’adapter continuellement.
L’une des particularités de notre pays, c’est d’avoir toujours anticipé sur la crise.La gestion budgétaire a été toujours d’une extrême prudence, la dette extérieure apurée, un Fonds de réserve suffisamment approvisionné, qui nous permet aujourd’hui de maintenir nos principales occupations publiques. Mais, nul doute que la situation peut se dégrader s’il n’y a pas d’évolution du système économique vers plus de transparence et plus de cohérence et plus de bénéfice dans l’action publique, plus de marge de manœuvre.
C’est dans cette direction que s’oriente pour l’essentiel, les pouvoirs publics. Des aménagements sont en cours, des mesures de sûreté prises pour compenser le manque à gagner généré par la baisse du prix du baril qui constitue l’essentiel de nos recettes d’exportation.
La prochaine loi de finances complémentaire et encore plus, la prochaine loi de finances pour 2016 devraient déterminer la démarche, visant notamment à la rationalisation de la dépense publique, qui devrait être la principale mesure et viser la réduction des subventions dont le caractère corrosif a produit des effets pervers et contribué à éroder la croissance économique.
Le gouvernement a une grande responsabilité à cet effet, puisque il lui appartient de faire les arbitrages politiques nécessaires. Mais le problème de l’Algérie réside dans l’élargissement de la sphère productive, c’est principalement la dynamisation du commerce extérieur qui est en cause. Là, la route promet d’être un peu longue, annonce le Chef du gouvernement, mais il n’y a plus de tergiversations possibles.
Il faut donc élargir le cercle de nos relations économiques, avoir des entreprises qui puissent aller sur les marchés internationaux. Il y a des exemples d’Algériens qui ont réussi à l’international et une entreprise publique, comme Sonatrach.
Le système a besoin d’être dépoussiéré encore davantage notamment en le tirant de sa somnolence. Un levier peut accélérer la conversion, c’est le système bancaire qui doit être compétitif, débarrassé de la sphère spéculative, qui oriente les crédits vers les entreprises bien gérées.
On connait les conséquences sur l’économie du pays du système financier actuel sous l’emprise de monopoles publics essentiellement les importations et les entreprises déstructurées. Il faut faire jouer à nos missions diplomatiques leur rôle en la matière. Le partenariat a un rôle éminemment incubateur en matière de commerce extérieur. L’Algérie dispose d’excellentes références en la matière qui tendent doucement mais sûrement vers l’investissement.
L’Algérie est liée avec des pays comme la France, l’Italie, l’Espagne et d’autres encore par des partenariats stratégiques qui sont d’un bon apport économique. Le très récent forum économique Algérie-France a débouché sur la conclusion de projets de partenariat.
C’est un événement qui était fort attendu et qui a drainé ce que l’Algérie et la France a de représentants d’institutions directement en prise avec le partenariat. Entre la Chine et l’Algérie s’amorce un partenariat industriel, le gouvernement chinois incite les entreprises à investir en Algérie, est-il déclaré à Pékin.
L’Algérie a pris en charge toute la problématique générée par la crise. Un débat national a lieu avec des interventions des pouvoirs publics, d’organisations comme le Forum des chefs d’entreprises, «Nebni», qui exposent leurs plans pour contrecarrer la crise.
Il y a les organisations internationales comme la Banque mondiale, le FMI, sont sollicitées également les compétences algériennes exerçant à l’étranger. N manque à ce panorama, que l’université, encore qu’il y a des universitaires qui interviennent et donnent leurs avis.