Le pouvoir et l'opposition ont renoué avec le dialogue qui n'a jamais été, en fait, rompu. A la faveur de l'audience accordée par le ministre d'Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, au président du Mouvement pour la Société et la paix (MSP), Abderezak Mokri, c'est un nouveau processus de dialogue et de consultation qui est entamée entre le pouvoir et l'opposition.
Le président du MSP a fait savoir qu'il avait présenté à Ouyahia les conclusions et les recommandations de la plateforme du conclave de Zeralda, tenu l'été de l'année dernière. Mokri a fait savoir que d'autres partis politiques ont affiché leur disponibilité à rencontrer le ministre d'Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République dans le même cadre.
Mokri dont la formation politique fait partie de la Coordination nationale pour les libertés démocratiques et la transition (CNLTD), aura répondu à l'appel du chef de l'Etat, qui avait invité la classe politique, pouvoir et opposition, à jouer son rôle.
Le message du président de la République était intervenu à l'occasion d'une date hautement symbolique, à savoir le 5 juillet dernier qui a coïncidé avec la célébration par l'Algérie du 53e anniversaire de la fête de l'indépendance. Ce message trouve tout son sens, aujourd'hui avec les douloureux événements de Ghardaïa.
Le peuple algérien a besoin de se réconcilier et surtout de dialoguer en s'inscrivant dans l'esprit de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Une Charte qui a marqué la victoire politique et militaire de l'Algérie sur le terrorisme, lequel avait endeuillé des ravages en Algérie pendant une décennie.
Il faut relever aussi que Ouyahia est bien placé pour recevoir et dialoguer avec la classe politique dans toute sa diversité dans la mesure où, en plus de son poste de directeur de cabinet de la présidence de la République, il été chargé de mener les consultations sur le projet de révision constitutionnelle, le mois de juin 2014.
Autrement dit, Ouyahia connait parfaitement le dossier ce qui explique la «satisfaction» de Mokri qui encourage les autres partis de l'opposition à prndre langue avec le directeur de cabinet de la présidence de la République.
Le chef de l'Etat ayant renouvelé son engagement quant à la révision du texte fondamental du pays, aboutissement des réformes politiques entamées en 2011, la classe politique a donc été invitée à participer à ce processus. Un processus démocratique qui a permis à l'Algérie d'éviter l'onde de choc de ce qui est appelé fallacieusement «Printemps arabe» et de jouir pleinement des bienfaits de la démocratie et du pluralisme que lui envient plusieurs pays de la région.