La traditionnelle cérémonie de célébration de la fête nationale de la France, le 14 juillet, a été marquée cette année par de nombreuses activités politiques et militaires.
Pour rappel cette fête a été consacrée par un texte de loi datant de 1880 qui fait référence à deux dates importantes dans l’histoire de la France ; le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille et de la chute de la monarchie absolue, puis le 14 juillet 1790, « jour d'union nationale lors de la Fête de la Fédération », d’après l’encyclopédie en ligne Wikipedia.
Une occasion pour le président François Hollande d’adresser un message aux Français, depuis les salons du ministère de la défense nationale, à Paris, en présence du premier ministre Manuel Valls, dans lequel il est revenu sur l’actualité récente de la France et de l’Europe, pou appeler à l’unité et à la solidarité.
En souvenir des attentats terroristes vécus par la France, au début de l’année, Hollande a exhorté les Français à se départir de la peur, car, estime-t-il, elle constitue « le pire poison» pour la vie ensemble au sein de la communauté nationale et, déclare-t-il, «nous conduirait à abandonner ce que nous avons de plus cher : nos libertés, notre capacité à vivre ensemble, notre respect des uns et des autres» selon l’agence de presse française AFP.
Tout en appelant ses concitoyens à « tenir bon, avoir la fermeté nécessaire, mais également le sang-froid », le président français a rendu hommage aux sacrifices des forces armées françaises tout en justifiant leur implication dans des terrains de combat tant en France qu’à l’étranger, dans des conflits où il est question de défendre les intérêts de la France.
En effet, depuis les attentats de janvier dernier, une opération spéciale baptisée Sentinelle a mobilisé près de 10000 soldats pour sécuriser le territoire français, avant que ce chiffre ne soit ramené actuellement à 7000.
La crise grecque a aussi été au menu de la prise de parole du président français qui a fait appel à l’histoire pour rappeler les nécessaires valeurs de solidarité qui ont permis de bâtir l’Europe.
Revenant sur la position de la France sur ce dossier, Hollande estime que la France a accompli son devoir à l’égard, a-t-il expliqué de ce pays « qui nous est cher, la Grèce, et qui pour notre civilisation représente une part de nos origines, dont la culture nous irrigue encore aujourd'hui, dont le peuple si fier qui a tant souffert ces dernières années attend tant de la France».
Les célébrations de la fête du 14 Juillet ont vu, cette année la participation du Mexique comme invité d’honneur, dont «156 militaires des différents corps de l'armée mexicaine et de sa gendarmerie ouvrent la parade », rapporte le site internet de BFMTV qui précise que «cette présence coïncide avec la visite d’Etat du président mexicain en France».
Une visite pas du goût de certaines associations de défense des droits de l’Homme, pas contentes de la venue en France de cet invité qu’elle demande au président Français d’interpeller "sur le respect des droits humains au Mexique et dans l'enquête concernant les 43 étudiants disparus", demande l’association Amnesty International.