Coopération

3e conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba : L'aide publique au développement doit être «revisitée» dans un esprit de partenariat, selon Messahel

Publié par dknews le 15-07-2015, 18h27 | 27
|

Le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a mis en avant, mercredi à Addis-Abeba, la "conviction" de l'Algérie que l'aide publique au développement (APD) devrait être "revisitée" dans un "esprit de partenariat et conformément aux principes relatifs à son efficacité".

"C'est la conviction de l'Algérie que l'aide publique au développement (APD) qui a un rôle primordial dans la lutte contre la pauvreté, le renforcement des capacités productives des pays pauvres et la réduction des déficits en matière d'infrastructures, devra être revisitée dans un esprit de partenariat et conformément aux principes relatifs à son efficacité déjà définis en commun, notamment la question de la structure et de l'allocation", a souligné M. Messahel dans son allocution à la 3ème conférence internationale sur le financement du développement.

Réitérant son "appel au respect des engagements pris en matière d'aide publique au développement", l'Algérie salue les pays qui ont annoncé, lors de cette conférence, l'augmentation du niveau de leur APD ou bien ont confirmé les engagements déjà pris, a-t-il indiqué.

A ce titre, a poursuivi M. Messahel, l'Algérie "plaide pour le respect de l'intégralité des engagements pris dans le cadre du consensus de Monterrey qui consacre clairement l'allègement de la dette, la promotion de l'investissement productif et la réforme de la gouvernance économique mondiale".
"Nous demeurons convaincus qu'un moratoire sur le remboursement de la dette publique est absolument nécessaire en direction des pays à faible revenu", a-t-il fait valoir.

Par la même occasion, il a souligné l'importance de la tenue de cette conférence, du fait notamment, a-t-il relevé, qu'"elle intervient dans une période charnière pour l'agenda international pour le développement, à la croisée de l'évaluation des objectifs du millénaire pour le développement et du lancement des objectifs de développement durable".

"L'Algérie est d'avis que la réalisation de l'ambition que nous avons collectivement formulée lors du Sommet de Rio+20 repose sur notre contribution au triple succès de la présente conférence, du Sommet pour l'adoption de l'agenda de développement Post-2015 de septembre 2015 et de la 21e conférence des Etats parties à la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique à la fin de l'année, loin de toute idée de conditionnalité indue ou de procès d'intention injustifié", a relevé M. Messahel.

"Une évaluation à la fois bienveillante et sans complaisance des progrès accomplis dans la mise en oeuvre du consensus de Monterrey et de la déclaration de Doha dans un contexte marqué par une accélération de la mondialisation, de l'expansion des économies majeures induite et des crises systématiques, ravageuses pour les pays en développement qui l'ont accompagnée, nous paraît être la méthode appropriée pour admettre l'existence d'avancées indéniables sur les fronts de la lutte contre l'extrême pauvreté et du développement social", a-t-il estimé.

Il a considéré que "cette méthode objective ne manquera pas de faire ressortir les éléments essentiels du débat tels que les efforts gigantesques déployés par les pays africains, dans leur ensemble, depuis la lancement de l'initiative du NEPAD en 2002 pour améliorer la gouvernance sous tous ses aspects au service de l'optimisation de la mobilisation de l'éventail des sources de financement du développement au plan interne".

Il s'agit également d'une "meilleure allocation des ressources disponibles ou bien encore l'hypothèque de la dette extérieure qui a privé de nombreuses économies du Continent de gains escomptés de ces efforts endogènes", a encore expliqué M. Messahel.

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.