La saison des feux de forêt s'est globalement rallongée de près de 20% en 35 ans à cause du réchauffement du climat, souligne une étude parue mardi dans la revue Nature Communications.
«Les saisons des feux se sont étendues à travers 29,6 millions de km2 de surface végétalisée», soit une durée accrue de 18,7%, explique l'équipe de chercheurs installés aux Etats-Unis et en Australie, deux Etats particulièrement affectés par ces feux.
«Nous avons montré que les changements météorologiques au cours des 35 dernières années ont généré un allongement global de la saison des feux de forêts», indiquent les auteurs, qui ont utilisé a la fois les données climatiques et trois indices de risques incendie sur 35 saisons, de 1979 à 2013.
D'où il ressort que la météo reste le facteur de risque principal: température, humidité, précipitations, vents...
autant d'éléments affectés par le changement du climat.
Quelque 350 millions d'hectares de végétations brûlent chaque année, souligne le rapport, et le seul coût de la lutte contre les incendies de forêts s'est élevé cette dernière décennie à 1,7 milliard de dollars annuels pour les Etats-Unis par exemple.
Sur les 35 années suivies par les chercheurs, les terres ayant connu des années «inhabituellement» chaudes ont crû à raison de 6,3% par décennie, souligne l'étude.
«La longueur de la saison des feux et les zones affectées par de longues saisons des feux ont augmenté significativement sur tous les continents végétalisés, sauf l'Australie,» rapportent-ils, mettant en garde pour l'avenir : «si ces tendances se poursuivent, un potentiel d'incendie accru pourrait avoir un très fort impact, socio-économique, écologique comme sur le plan du système climatique».