Le Commissaire de l’Union africaine à la Paix et à la Sécurité Smaïl Chergui a souligné, mercredi, à Alger, que la lutte conte l’extrémisme et le terrorisme nécessite un engagement plus large en éradiquant les causes fondamentales du phénomène.
La lutte contre le radicalisme doit s’orienter vers l’ éradication des causes fondamentales qui favorisent la propagation du terrorisme», a estimé M. Chergui dans son allocution à l’ouverture de la Conférence internationale sur la lutte contre l'extrémisme et la dé-radicalisation, soulignant que cet objectif s’inscrit dans le cadre d’½ un engagement à long terme qui nécessite des politiques nationales pertinentes reposant sur une compréhension exacte de la menace extrémiste dans son propre contexte».
Soulignant que les ½ actes terroristes ne peuvent être justifiés en aucune façon «, le Commissaire de l’Union africaine (UA) a également insisté sur la nécessité d’»extrapoler la sympathie de certaines composantes de la société avec les groupes terroristes et extrémistes, tout en réfléchissant sur les revendications locales, les orientations idéologiques de la société et le fossé entre le gouvernement et les citoyens».
«L'extrémisme et l'extrémisme violent, que ce soit des tendances politiques ou religieuses, sont une source de grande préoccupation pour l'Union africaine (UA)», a rappelé M. Chergui, c’est pourquoi, a-t-il martelé, le continent africain était parmi les premiers à saisir la nécessité d’une réponse mondiale coordonnée à la menace terroriste, après avoir fait face à diverses formes d'extrémisme, y compris l'extrémisme religieux , le radicalisme et la menace posée par le terrorisme aux démocraties naissantes (à) «.
Dans ce contexte, il a indiqué que l’»UA et ses pays membres ont pu discerner les messages de haine, d’intolérance, de radicalisme et d’ incitation au terrorisme», qui sont tous, selon l’intervenant, ½ des facteurs qui minent les valeurs de l’UA de paix et de sécurité».
C’est dans ce sens que M. Chergui a appelé à la nécessité de la «coopération et la coordination entre les Etats et les parties prenantes dans la lutte contre l'extrémisme», car le terrorisme, rappelle-t-il, «pose toujours un défi sécuritaire fondamental pour l’Afrique et le monde, d'autant plus que la menace terroriste a pris de grandes dimensions, contrôle plus de territoires et continue de consolider ses relations avec le crime organisé (à) «.
Le responsable de l'UA a, par ailleurs, relevé l’aggravation de la situation sécuritaire avec l’apparition de l’organisation terroriste autoproclamée Etat islamique « (EI/Daech), qui a ½ provoqué la restructuration et à la propagation de groupes terroristes en Afrique «.
La multiplication des attaques de ces groupes en Afrique et le recrutement de terroristes dans les territoires nouvellement contrôlé par Daech constituent des défis. Le continent africain doit y faire face «, a souligné M. Chergui.