Le président du parti Tajamoû Amel El Djazair (TAJ), Amar Ghoul, a appelé vendredi depuis Ain Temouchent les partis politiques et la société civile notamment à «privilégier l’unité nationale et à éloigner toute surenchère».
Animant un meeting à la bibliothèque Malek-Benabi, M. Ghoul a précisé que ces appels concernent «la phase actuelle sensible que connaît la région et les situations critiques traversées par certains pays voisins». Il a, dans ce sens, invité les forces vives de la nation à «s’unir pour contrecarrer toutes les visées de certaines parties, et poursuivre l’édification du pays dans le cadre de l’entraide et du partenariat positif».
Le président de TAJ a estimé que «cinq dossiers requièrent un intérêt particulier pour la stabilité et la sécurité du pays». Il s’agit, premièrement, et au dessus de tout, a-t-il soutenu, de privilégier «la stabilité et la sécurité du pays», «l’édification d’une économie nationale diversifiée et forte hors hydrocarbures», «l’attachement de tous les Algériens autour de leur pays», «l’entraide entre Algériens qui doit prévaloir en ces moments de chute du prix du pétrole»et, enfin, «semer la culture de l’espoir et de la foi et d’éviter le rejet d’autrui».
Après avoir donné un aperçu sur la situation prévalant dans la région qui est marquée par des actes terroristes déstabilisateurs, M. Ghoul, tout en mettant l’accent sur «les capacités nationales pour enrayer et lutter contre toute atteinte à la sécurité et à la stabilité de l’Algérie», a répondu aux déclarations de l’ancien président français qu’il a qualifiées «d’irresponsables».
«L'Algérie ne servira jamais de tremplin le (Sarkozy) menant une nouvelle fois à la présidence française», a-t-il déclaré en substance, rappelant qu’»il s’agit bien d’un Etat indépendant qui attend toujours les excuses de cet ancien chef d’Etat concernant les crimes coloniaux commis contre le peuple algérien». «Le peuple algérien ne dérogera jamais à ses principes fondamentaux», a-t-il affirmé en réponse également à ce même responsable concernant son projet d’UPM (Union Pour la Méditerranée) pour débattre de dossiers internationaux en suspens.
Tout en soulignant par ailleurs que «la stabilité des pays de la région constitue une stabilité pour l’Algérie», le président de TAJ a salué «les efforts des autorités du pays visant à résoudre les problèmes vécus par certains pays voisins, notamment, leur contribution à la résolution du problème malien». «L’Algérie est prête à exporter sa politique de réconciliation nationale qui lui a permis de dépasser la décennie noire», a-t-il ajouté.