Les hépatites de type B et C, responsables d'environ 80 pc de tous les décès par cancer du foie, tuent près de 1,4 million de personnes chaque année, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
«Environ 11 millions de personnes qui utilisent des drogues injectables sont atteintes d'hépatite B ou C», a indiqué l'agence onusienne dans un communiqué à l'occasion de la Journée mondiale contre l'hépatite.
A cette occasion, l'OMS souligne «le besoin urgent» de renforcer les mesures nationales de prévention contre le virus et de veiller à ce que les personnes infectées soient diagnostiquées et correctement traitées.
Elle attire l'attention de la communauté internationale sur le risque d'atteinte pour les enfants nés de mères souffrant d'hépatite ainsi que pour les partenaires intimes de personnes à risque.
«D'où la nécessité pour tous les services de santé d'utiliser uniquement du matériel stérile pour les injections et de soumettre tous les composants sanguins qui leurs sont fournis à un test d'hépatite B et C», recommande l'organisation. En outre, l'OMS a insisté sur la généralisation du vaccin contre l'hépatite B aussi bien chez les adultes que chez les enfants, dont environ 780.000 meurent chaque année des suites du virus.
Dans cette perspective, les experts de l'ONU ont plaidé pour un recours à grande échelle aux tests de la maladie, sachant que sur les 500 millions de personnes estimées porteuses du virus de l'hépatite, une bonne partie ignore sa situation.
Il existe aujourd'hui de nouveaux traitements contre l'hépatite, avec un taux de guérison de 95 pc, une «révolution thérapeutique», estime le Dr Stefan Wiktor, chargé du programme de lutte contre la maladie à l'OMS. Selon lui, «une telle avancée est de nature à changer complètement la dynamique d'approche du problème».
Aux yeux des experts de l'organisation, les malades du sida sont particulièrement vulnérables à l'hépatite, sachant qu'il y a environ 10 millions de personnes dans le monde qui souffrent à la fois du sida et d'une hépatite.