La ministre de la Solidarité nationale,de la famille et de la condition de la femme, Mounia Meslem Si Amer a plaidé mardi à Béjaia, pour la «rationalisation» des dépenses publiques dans son secteur.
«Il faut rationaliser l’emploi des fonds publics», a-t-elle indiqué, lors d’une visite de travail dans la wilaya, soulignant, à l’adresse de responsables locaux du secteur, que «dorénavant, les réévaluations (des projets) ne seront plus tolérées».
Mme Meslem a évoqué a ce titre deux chantiers : la construction des nouveaux sièges des directions de l’action de solidarité de la wilaya et et de l’agence du développement social, dont le parachèvement va valoir une rallonge budgétaire cumulée de plus de 80 millions de dinars.
Elle a tenu à souligner que cette démarche envers l’argent public «ne participe pas d’une politique d’austérité quelconque mais reste motivé par un unique souci, celui de la bonne gestion et de l’emploi des ressources financières du secteur», affirmant que tout le programme prévu a son indicatif sera réalisé «sans aucune restriction».
Dans ce contexte, la ministre s’est aussi adressée aux associations, en mettant en garde celles dont l’activité reste peu visible ou sans grand impact. «Nous serons plus regardants et plus exigeants», a-t-elle prévenu, soulignant que «désormais, les aides bénéficieront essentiellement à celles qui activent».
Durant cette visite, Mme Meslem a passé en revue des projets en voie d'achèvement, notamment un centre psychopédagogique pour enfants inadaptés mentaux à Souk-El-Tenine, à 25 km à l’est de Béjaia, dont le coût de l’ordre de 171 millions de dinars a été jugé excessif et ce, en dépit de la qualité fonctionnelle et architecturale de la construction ainsi qu’une Maison de solidarité des associations à caractère humanitaire dont l’achèvement a valu de nouveaux apports financiers.
La ministre a également rencontré des représentants de la société civile et pris connaissance du programme et des actions retenues par son département notamment, en terme de prise en charge des handicapés et des personnes aux besoins spécifiques et de leur insertion socio-pédagogique ou professionnelle.