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Le conflit en Syrie est une «guerre programmée» avec les médias comme un des principaux acteurs

Publié par DK News le 31-07-2015, 17h03 | 59
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Le conflit frappant la Syrie depuis mars 2011 est «une guerre programmée» dont l'»un des principaux acteurs sont les médias», en pariant sur la chute du régime du président Bachar Al-Assad, a indiqué jeudi à Alger Majed Nehmé, directeur de la revue Afrique-Asie.

«Le conflit en Syrie est une guerre programmée, +une libanisation préfabriquée+. L'Occident et les monarchies du Golfe ont perdu leur pari sur la chute du régime (syrien)», a analysé M. Nehmé lors d'une conférence sous le thème «La Syrie : le dessous des cartes», organisée à l'Institut national d'études stratégiques globales.

M. Nehmé, spécialiste des questions moyen-orientales, a relevé dans ce sens le rôle des médias dans le conflit qui fait rage en Syrie, en soulignant qu'»une guerre médiatique extérieure» était livrée contre ce pays qui fait face une «campagne de désinformation».
Certains médias ont véhiculé au début de la crise «la fable d'une révolution démocratique qui s'est transformée en conflit armé» et «cette guerre d'information a été perdue par le régime syrien au profit de chaînes qui ne respectent aucune règle de déontologie», a-t-il souligné.
L'implication des médias et le reflet des enjeux du conflit qui s'articulent notamment, explique l'observateur, autour de plusieurs points dont «le plan américain de l'édification du Grand Moyen-Orient» en «cassant l'alliance Iran-Syrie» pour déstabiliser l'Iran et isoler le Hezbollah libanais», pour, enfin, «ouvrir la voie à la conclusion d'un accord de paix entre Damas et Israël».

Malgré les tentatives intérieures et extérieures visant à faire tomber le régime syrien, ce dernier est «resté debout», a-t-il constaté, et ce grâce à «la solidité du front intérieur, des institutions syriennes et de l'armée».

En outre, M. Nehmé a réfuté l'existence d'»opposition modérée» défendue par des pays occidentaux, affirmant qu'actuellement les principaux groupes rebelles sont l'organisation autoproclamée «Etat islamique» (EI, Daech) et le Front Al-Nosra affilié à Al-Qaïda et d'autres groupes comme l'Armée syrienne libre (ASL) qui sont appuyés par l'étranger et des alliances entre eux se font et se défont selon les intérêts.

Le directeur de la revue Afrique-Asie qui a rappelé le «lourd tribut» payé par le peuple syrien dans le conflit avec plus de 200.000 morts et des millions de réfugiés, a souligné que la résolution de la crise «ne peut être militaire.»

Selon lui, «il faut une réconciliation nationale en Syrie» et «un nouveau contrat social» pour mettre fin à la crise, car soutien le conférencier le régime syrien «a changé», étant conscient que des changements et des réformes sont nécessaires.

Interrogé sur l'accord autour du nucléaire iranien conclu entre l'Iran et les grandes puissance, Majed Nehmé a estimé qu'il s'agit d'»un développement très important» pour la région notamment dans la lutte contre l'EI et le Front Al-Nosra. Concernant la position algérienne vis-à-vis du conflit syrien, le conférencier a souligné que l'Algérie qui est «un pilier de résistance contre la déstabilisation (de la région)», a «adopté une position conforme au droit international», en défendant le principe de non-ingérence et du respect des droit de l'Homme.

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