Le débat lancé sur la réforme du système éducatif tend à être dévoyé et travesti dans la mesure où certaines parties veulent s'attarder sur des détails marginaux. Il s'agit de l'enseignement de la langue arabe, laquelle demeure une des constantes nationales, consacrée par la Constitution du pays. La langue arabe dont l'enseignement est obligatoire et généralisé, est donc enseignée pour l'ensemble des élèves des trois paliers, lesquels maitrisent parfaitement cette langue.
Autrement dit, le débat lancé sur l'enseignement de la langue arabe demeure un faux-débats fabriqués de toutes pièces. La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghabrit ainsi que ses proches collaborateurs ont réaffirmé, à maintes reprises, que l'enseignement de langue arabe fait partie des lignes rouges à ne pas dépasser. En ce sens, ceux qui palabrent à ce sujet tentent de lancer un débat qui est loin des préoccupations réelles et fondamentales des élèves et de leurs parents.
Ce faux-débat intervient au moment où le ministère de l'Education marque une halte pour établir un bilan exhaustif sur les réformes entamées en 2003. A pressent, le ministère se projette sur 2030 afin de préparer la nouvelle génération d'élèves qui effectueront leur rentrée scolaire le mois de septembre prochain.
Il s'agit de rectifier les erreurs commises durant les réformes de 2003 tout en maintenant et en consolidant les acquis enregistrés durant la même période. Pour le ministère, la priorité consiste à éviter les grèves répétitives et récurrentes qu'enregistre le secteur ces dernières années.
Le ministère a appelé l'ensemble des syndicats et des partenaires sociaux à s'assoir autour d'une même table et d'aplanir tous les différends dans le but d'éviter les grèves et débrayages qui ont beaucoup nui au niveau scolaire des élèves.
La stabilité du secteur permettra aux élèves de bénéficier d'une année scolaire ordinaire car l'objectif du ministère, c'est de revenir aux standards internationaux. Il s'agit de dispenser au moins 34 semaines de cours aux élèves pendant l'année. Ainsi, tous les programmes scolaires pourraient être achevés avant les examens de fin d'année.
Actuellement, le temps scolaire en Algérie est de 24 semaines, ce qui est en-deçà des normes requises (34 semaines). Ce déficit influe négativement sur le niveau scolaire et intellectuel de l'élève. A ce titre, le niveau scientifique du baccalauréat algérien est loin d'égaler le niveau du baccalauréat d'autres pays, lesquels respectent le temps scolaire.
En termes plus clairs, le vrai débat se situe à ce niveau, c'es-à-dire relever le niveau de formation des élèves algériens au lieu de s'attarder sur des sujets relevant d'un faux-débat.