Dix personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans des violences intercommunautaires jeudi dans la région de Bambari (centre), où régnait encore une vive tension vendredi, selon la gendarmerie locale.
«Tout est parti de la mort d'un jeune musulman abattu par des individus armés identifiés comme étant des miliciens anti-balaka (majoritairement chrétiens) à quelques dizaines de kilomètres de Bambari», a déclaré un responsable de la gendarmerie.
«Ce meurtre (...) a entraîné des représailles de jeunes musulmans et ex-(rebelles) Séléka dans certains quartiers non musulmans de la ville.
On dénombre dix morts et cinq blessés selon un bilan provisoire», a-t-il ajouté.
Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).
Contrairement à la capitale Bangui, qui connaît un certain retour au calme depuis des mois, en province, de nombreuses «zones grises» restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale et des forces internationales.